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Le chiffre donne le vertige. Sur les 1 300 cliniques privées recenséees au Togo, seules 359 disposent d’un agrément officiel. Les 941 autres, soit la grande majorité, exercent sans autorisation. Pour l’Ordre national des médecins du Togo (ONMT), la situation est intenable.
Certains de ces établissements n’ont de « santé » que le nom. Derrière des enseignes parfois rassurantes se cachent des structures qui opèrent dans l’illégalité, exposant leurs patients à des risques considérables. Soins de mauvaise qualité, absence de matériel adéquat, personnel non qualifié : les dangers sont multiples.
Face à cette dérive, l’Ordre annonce une riposte. Il prévoit d’intensifier les contrôles pour lutter contre les activités illégales. Mais l’approche ne sera pas uniquement répressive. L’ONMT souhaite également aider les structures qui peuvent l’être à se mettre en règle.
Pour garantir la transparence, l’Ordre compte appliquer plus strictement les textes en vigueur. Une innovation majeure verra le jour : la création de vignettes. Ces autocollants ou marquages officiels permettront d’authentifier les certificats délivrés par les professionnels habilités. Un moyen simple pour le public de distinguer le vrai du faux.
L’Ordre ne veut pas laisser les citoyens seuls face à ce fléau. Les patients seront directement associés à cette vigilance. L’ordre prévoit de les sensibiliser aux dangers des soins dispensés dans des structures non agréées.
Mieux encore, des outils leur seront fournis pour vérifier si un établissement est réellement en règle avant de s’y rendre. Une démarche de responsabilisation qui pourrait sauver des vies.
Autre initiative de taille : la création d’un centre d’écoute médical au siège de l’Ordre, à Lomé. Ce projet bénéficiera de l’appui financier de l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS).
Ce centre offrira un espace d’expression aux patients. Ils pourront y signaler les problèmes rencontrés lors de leur prise en charge : soins de mauvaise qualité, comportements inappropriés de certains professionnels, ou tout autre abus. Une façon de briser la loi du silence et de tenir les praticiens responsables.
La régularisation des structures qui le peuvent et la sanction des autres seront un exercice d’équilibre délicat. En attendant, la meilleure arme reste la prudence. Les patients sont invités à redoubler de vigilance et à privilégier les structures agréées.
Source citée : Informations rapportées par republicoftogo.com