La Société des transports de Lomé (SOTRAL) prépare une petite révolution dans le quotidien des usagers de ses bus. Selon le Rapport de mise en œuvre des réformes au premier semestre 2026, l’entreprise étatique travaille à la digitalisation de l’achat des tickets d’accès à ses bus.
Alors qu’une phase pilote est actuellement menée sur les lignes desservant les étudiants de l’Université de Lomé, les autorités annoncent des avancées en vue de l’extension du dispositif à l’ensemble du réseau d’ici la fin de l’année.
Comment fonctionnera le paiement digital ?
Le projet de digitalisation est porté par le ministère chargé des Transports, en collaboration avec l’opérateur de télécommunications Yas Togo. Il prévoit notamment la mise en place d’un service accessible par code USSD, permettant aux usagers d’acheter leurs tickets de bus à partir de leur téléphone portable.

Concrètement, l’usager n’aura plus besoin de chercher de la monnaie ou de faire la queue pour acheter un ticket. Un simple code à composer sur son téléphone suffira pour régler son trajet. Une innovation qui devrait considérablement simplifier l’expérience des passagers.
L’objectif est de simplifier l’accès au transport public et de faciliter les opérations de paiement, en limitant notamment le recours aux transactions en espèces. Un enjeu important dans un contexte où la gestion de la monnaie physique ralentit souvent les opérations d’embarquement.
Une phase pilote concluante auprès des étudiants
Avant d’étendre le dispositif à l’ensemble du réseau, la SOTRAL a mené une expérimentation sur les lignes réservées aux étudiants de l’Université de Lomé. Cette phase pilote a permis de tester le système en conditions réelles et de recueillir les retours des usagers. Les enseignements tirés de cette expérience servent aujourd’hui à préparer le déploiement à grande échelle.
Les étudiants, premiers utilisateurs du dispositif, ont ainsi pu bénéficier d’un accès simplifié à leurs trajets quotidiens. Une avancée appréciable pour cette population qui emprunte massivement les bus de la SOTRAL.
Des travaux préparatoires en cours
Sur le plan technique, plusieurs chantiers sont en cours pour préparer l’extension du dispositif.
L’uniformisation des tarifs des bus : cette étape doit permettre de simplifier les opérations de paiement et de faciliter le déploiement du dispositif numérique auprès des usagers. Aujourd’hui, la multiplicité des tarifs selon les lignes complique la mise en place d’un système unique.
Des études sur le scénario tarifaire : des études sont menées afin de déterminer le scénario tarifaire le plus adapté, qui sera ensuite soumis aux autorités compétentes. L’objectif est de trouver un équilibre entre rentabilité pour la SOTRAL et accessibilité pour les usagers.
Ces travaux préparatoires sont essentiels pour garantir le succès du déploiement à grande échelle.
Une SOTRAL en pleine modernisation
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de modernisation du transport collectif engagée par les autorités togolaises. Elle vient également compléter le programme de renouvellement du parc automobile de la SOTRAL, lancé en 2022 pour plus de 15 milliards FCFA.
Lancée en 2008, la SOTRAL assure environ 500 courses par jour, transportant quotidiennement près de 26 000 passagers. Ce qui fait de cette entité étatique un acteur majeur dans le transport collectif urbain en bus à Lomé.
Avec la digitalisation du paiement, la SOTRAL franchit une nouvelle étape dans sa transformation. L’objectif affiché est clair : offrir un service plus moderne, plus efficace et plus agréable aux Loméens qui dépendent quotidiennement de ses bus.
Quels bénéfices pour les usagers ?
Pour les passagers, cette digitalisation annonce plusieurs avantages concrets :
- Gain de temps : plus besoin de faire la queue ou de chercher de la monnaie
- Sécurité : moins d’espèces dans les bus, donc moins de risques de vol
- Traçabilité : chaque paiement est enregistré, ce qui facilite les réclamations
- Accessibilité : le système par USSD fonctionne même sur des téléphones basiques, sans internet
Si le déploiement se déroule comme prévu, les Loméens pourraient bien changer leurs habitudes de transport dès la fin de l’année 2026. Une petite révolution pour un service qui transporte des dizaines de milliers de personnes chaque jour.







