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TOGO

Excision : le Togo passe de 5 % à 3,1 %, mais le combat continue

Raheem Geraldo Raheem Geraldo
15 septembre 2026 3 min de lecture
Lutte contre l'excision au Togo - sensibilisation et prévention

Les mutilations génitales féminines (MGF), aussi appelées excision, sont interdites au Togo et constituent une atteinte grave aux droits des femmes. Cette pratique consiste en l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes féminins, ou en toute autre lésion volontaire de ces organes pour des raisons non médicales, généralement pratiquée sur des jeunes filles au nom de traditions culturelles ou sociales.

La bonne nouvelle, c’est que l’excision au Togo recule. Selon les données communiquées par la ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Martine Moni Sankaredja, la prévalence est passée de 5 % à 3,1 % chez les femmes de 15 à 49 ans.

Une baisse significative chez les femmes et les filles

Les chiffres sur l’excision au Togo communiqués par la ministre témoignent d’une avancée notable dans la lutte contre l’excision au Togo.

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Chez les femmes de 15 à 49 ans, la prévalence est passée de 5 % à 3,1 %. Chez les filles de 0 à 14 ans, elle a chuté de 1 % à 0,3 %. Une baisse encore plus spectaculaire qui laisse entrevoir la possibilité d’éradiquer cette pratique à terme.

Ces résultats encourageants sont le fruit de plusieurs années d’efforts conjugués : sensibilisation des communautés, application de la loi interdisant l’excision, formation du personnel de santé et mobilisation des leaders traditionnels et religieux.

Des conséquences physiques et psychologiques lourdes

Les autorités rappellent que ces pratiques peuvent entraîner des complications immédiates ou à long terme. Parmi les conséquences documentées :

  • Douleurs intenses
  • Infections urinaires
  • Complications pendant la grossesse et l’accouchement
  • Séquelles psychologiques durables chez les victimes

L’excision n’a aucun bénéfice médical. Elle constitue une violation des droits fondamentaux des femmes et des filles, notamment le droit à l’intégrité physique, à la santé et à la dignité.

Les moyens déployés pour accélérer l’abandon de l’excisiono au Togo

Pour accélérer l’abandon de ces pratiques, le gouvernement mise sur plusieurs leviers.

La sensibilisation des communautés : des campagnes d’information sont menées régulièrement pour expliquer les méfaits de l’excision et promouvoir des alternatives culturelles respectueuses des droits des femmes.

La formation du personnel de santé : les sages-femmes et les pédiatres sont formés pour faciliter la détection des cas et accompagner les victimes.

L’accompagnement des victimes : « Des centres d’écoute, des maisons de la femme, des « one stop centers » et des lignes vertes sont également disponibles pour accompagner les victimes et favoriser le signalement des cas », précise la ministre.

La mobilisation des leaders traditionnels et religieux : ces acteurs influents sont appelés à œuvrer en faveur de l’abandon de ces pratiques préjudiciables aux enfants.

Un appel à la responsabilité collective

Malgré les progrès enregistrés, les autorités appellent les parents à renoncer définitivement à l’excision et à signaler tout cas dont ils auraient connaissance. La société civile est également invitée à intensifier ses actions pour parvenir, à terme, à zéro cas de mutilations génitales féminines au Togo.

Le combat contre l’excision au Togo ne se limite pas à une question de loi. Il implique un changement profond des mentalités et des normes sociales. Chaque famille, chaque communauté, chaque citoyen a un rôle à jouer pour protéger les filles et garantir leurs droits.

Les chiffres en baisse montrent que le changement est possible. Mais tant qu’il restera ne serait-ce qu’un seul cas d’excision au Togo, le combat devra se poursuivre. L’objectif affiché est clair : zéro cas. Et les autorités entendent bien y parvenir.

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