Possible hausse des prix du carburant au Togo : l’opposition crie à la manipulation

Possible hausse des prix du carburant au Togo : l'opposition crie à la manipulation
Homme Allié

La tension monte. Quatre mouvements de l’opposition togolaise ont signé une déclaration commune pour dénoncer le projet de hausse des prix du carburant. Leur verdict est sans appel : cette augmentaation est « injustifiée » et « dangereuse » pour le pouvoir d’achat déjà moribond des ménages.

L’opposition réfute l’argument de la guerre au Moyen-Orient avancé par le gouvernement, exigent l’arrêt immédiat de la campagne de sensibilisation, et appellent syndicats, transporteurs et population à faire front. Selon les signataires de la déclaration : « Ce n’est pas la sensibilisation qui évitera aux Togolais de souffrir d’une hausse des prix du carburant qui entraînera une augmentation générale des prix des produits de consommation. »

« Le pouvoir veut faire croire à la guerre en Iran »

Le gouvernement a justifié le projet de hausse par la guerre au Moyen-Orient (Iran, frappes récentes). L’opposition réfute vigoureusement ce prétexte.

« Malicieusement, le pouvoir veut faire croire à la population que la guerre en Iran est la cause principale de cette douloureuse décision. Nous réfutons vigoureusement ce prétexte, parce que cette augmentation des prix du carburant a été décidée depuis la fin de l’année dernière, alors que la guerre au Moyen-Orient n’a débuté qu’en février dernier », affirment les signataires.

Si cette information est vérifiée, cela signifierait que la décision d’augmenter les prix était déjà prise avant la dégradation de la situation géopolitique. Le gouvernement n’utiliserait donc la guerre que comme prétexte.

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Les solutions alternatives proposées par l’opposition

L’opposition ne se contente pas de critiquer. Elle propose des solutions alternatives pour renflouer les caisses de l’État sans toucher aux prix du carburant.

La lutte vigoureuse contre la corruption généralisée. La mise fin à l’énorme fuite des capitaux (selon l’opposition, plus de 500 fois les recettes fiscales). Une gestion rigoureuse des entreprises d’État.

Pour l’opposition, l’argent existe. Il est simplement mal géré, détourné, ou sort du pays.

« Les conséquences seront terribles »

L’opposition alerte sur les conséquences d’une hausse des prix du carburant. L’augmentation générale des prix des produits de consommation (transport, nourriture, biens de première nécessité). L’impact direct sur le pouvoir d’achat des ménages déjà éprouvés par la cherté de la vie. La précarisation accrue des populations les plus vulnérables.

« Les conséquences seront terribles pour les familles », écrivent-ils.

Les exigences de l’opposition

Face à ce projet « antisocial », les mouvements signataires formulent plusieurs exigences. L’arrêt immédiat de la campagne de sensibilisation en cours. Le gel pur et simple de tout projet d’augmentation des prix du carburant.

L’opposition ne se limite pas à exiger. Elle appelle à l’action. Les syndicats des transporteurs sont invités à ne pas se laisser berner par les « arguties du pouvoir ». Les organisations des conducteurs et les associations des consommateurs sont appelées à faire front.

« Nous nous tiendrons toujours aux côtés du peuple souverain pour faire barrage à toutes les politiques publiques injustes et destructrices qui sacrifient le bien-être de la grande majorité des Togolais au bénéfice de quelques-uns. »

La déclaration est signée par plusieurs mouvements. La DMK – Dynamique Monseigneur Kpodzro, représentée par Thomas Kokou Nsoukpoe, Superviseur Général. La DMP – Dynamique pour la Majorité du Peuple, représentée par Sambiri Targone, Coordonnateur. La LDP – Lumière pour le Développement dans la Paix, représentée par Tchagnaou Ouro-Akpo, Président. Le mouvement « Touche Pas A Ma Constitution », représenté par Nathaniel Olympio, Premier Porte-Parole.

Pour l’instant, le gouvernement n’a pas officiellement répondu à cette déclaration commune. La campagne de sensibilisation se poursuit. Mais la pression monte. Les syndicats de transporteurs, les associations de consommateurs, et la population dans son ensemble sont appelés à se mobiliser.

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