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TOGO

Littoral togolais : 3 semaines pour libérer les lieux, délai ultime !

Raheem Geraldo Raheem Geraldo
3 août 2026 3 min de lecture
Littoral togolais : 3 semaines pour libérer les lieux, délai ultime !

Les occupants installés illégalement sur le littoral togolais sont désormais fixés. Le comité ad hoc chargé de la lutte contre les occupations anarchiques du domaine public leur accorde un ultime délai de trois semaines pour retirer volontairement leurs installations.

L’annonce a été faite ce vendredi 31 juillet 2026 à Lomé, lors d’un point de presse présidé par Zouréhatou Kassah-Traoré, gouverneure du District autonome du Grand Lomé (DAGL).

Libération du littoral togolais : une opération d’intérêt général

Mme Kassah-Traoré a précisé l’objectif de cette opération : « Ce point de presse est consacré à l’opération d’intérêt général de libération du littoral togolais. Il répond à la volonté du gouvernement de préserver le domaine public, de veiller au respect de la loi et de promouvoir un cadre de vie plus sûr, plus salubre et plus harmonieux pour l’ensemble de nos concitoyens. »

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Cette opération vise à restaurer l’autorité de la loi, protéger le littoral contre les dégradations environnementales, sécuriser les espaces publics et mieux organiser le territoire.

Une proposition de l’ATER rejetée

L’Association des tenanciers des bars (ATER) avait proposé un calendrier prévoyant une libération totale des emprises au 4 janvier 2027. Cette proposition n’a pas été retenue par le gouvernement.

Pour les autorités, ce calendrier aurait entraîné une prolongation d’une situation jugée irrégulière au détriment de l’intérêt général.

Un ultimatum ferme et définitif

Zouréhatou Kassah-Traoré a été claire :

« Les pouvoirs publics ont donc décidé de fixer un ultime délai ferme de trois semaines pour permettre aux occupants concernés de procéder eux-mêmes au retrait de leurs installations et à la libération volontaire des espaces marqués à cet effet. À l’issue de cette échéance, nous procéderons, conformément aux lois et règlements en vigueur, à l’enlèvement des installations implantées sans autorisation ou dont les autorisations sont arrivées à expiration. »

Passé ce délai, les autorités procéderont à l’enlèvement forcé des installations.

Zouheratou DAGL
Littoral togolais : 3 semaines pour libérer les lieux, délai ultime ! 2

Un long processus de dialogue

Cette décision n’est pas tombée du jour au lendemain. Elle intervient après une longue phase de dialogue avec les occupants concernés :

ÉtapeDateAction
Début des concertationsJuin 2025Dialogue avec les tenanciers de bars et exploitants
1er délaiFin février 2026Libération volontaire
2e délai31 mars 2026Libération volontaire
3e délai30 juin 2026Libération volontaire
Proposition ATER4 janvier 2027Proposition de libération totale (non retenue)
Ultimatum31 juillet 20263 semaines pour libérer les lieux

Malgré les différents délais accordés, les autorités indiquent que les engagements pris n’ont pas été respectés.

Première phase : préfecture des Lacs

La première phase de cette opération concerne les communes du littoral de la préfecture des Lacs, avant son extension dans d’autres zones du Grand Lomé. Les occupants concernés sont invités à se conformer aux directives avant l’expiration du délai.

Le comité ad hoc appelle les populations et les médias à accompagner le processus afin de favoriser sa bonne compréhension. Le gouvernement insiste sur le fait que cette opération ne vise aucune catégorie particulière de citoyens. Elle s’inscrit dans une démarche de :

ObjectifDescription
Restauration de l’autorité de la loiFaire respecter la réglementation en vigueur
Protection du littoralLutter contre les dégradations environnementales
Sécurisation des espaces publicsGarantir un cadre de vie plus sûr
Meilleure organisation du territoireAssurer une gestion plus harmonieuse de l’espace public

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