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Plage de Lomé : après le déguerpissement, le gouvernement prévoit des appartements haut de gamme, des commerces, un centre de conférence et un parc de jeux.

Deux mois après le déguerpissement, le gouvernement dévoile ce qu’il veut faire de la plage de Lomé : un projet d’aménagement côtier « haut de gamme », avec des immeubles d’appartements, des bâtiments commerciaux, un centre de conférence et un parc de jeux pour enfants. Le ministre délégué Koamy Gomado l’a annoncé au journal de 20 heures de la TVT, le dimanche 1er novembre 2026. Le coût, le promoteur et le calendrier restent à préciser.
Depuis des semaines, la question restait sans réponse. Le vendredi 30 octobre, nous écrivions que la plage de Lomé était vide, sans projet annoncé. Deux jours plus tard, le gouvernement a apporté une première réponse.
Interrogé par la Télévision togolaise, Koamy Gomado, ministre délégué auprès du ministre de l’Aménagement du territoire, chargé du Développement local, et maire de Golfe 1, a expliqué que les espaces libérés ont vocation à accueillir « un projet d’aménagement côtier haut de gamme, avec une vision moderne ».
Selon lui, le projet prévoit :
Le ministre a aussi insisté sur l’aménagement paysager, pour faire de la zone « un véritable pôle d’attractivité ». La TVT a diffusé des images d’une maquette, où l’on voit des immeubles, des voies, des espaces verts et des bassins le long du rivage.
L’opération de libération des plages a démarré le 1er septembre 2026 dans le Grand Lomé et sur le littoral des Lacs. Bars, restaurants, hangars et autres installations ont été démontés ou détruits.
Pour justifier cette décision, Koamy Gomado a cité trois problèmes : l’insalubrité, l’installation anarchique sur certains espaces et l’insécurité. Il a rappelé que l’occupation du littoral est encadrée par la loi n° 2021-011 du 25 mai 2021 sur l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral, ainsi que par le code foncier et domanial.
Selon le ministre, une opération de nettoyage menée sur la plage, de l’hôtel de la Paix jusqu’à l’hôtel Santa Maria, a permis de ramasser 35 m³ de déchets, soit près de 14 tonnes. Il assure aussi que l’opération a été préparée pendant plus d’un an, avec des réunions et des séances de sensibilisation auprès des occupants.

L’annonce donne une direction, mais plusieurs points essentiels n’ont pas été précisés dans le reportage :
Sur Facebook, un internaute juge le projet « beau et très ambitieux », tout en se demandant s’il verra réellement le jour. Actu Lomé suivra ce dossier et publiera ces précisions dès qu’elles seront communiquées.
Pour l’instant, la plage reste accessible aux promeneurs. Selon le reportage de la TVT, le gouvernement ne veut pas interdire toute activité sur les plages, mais faire en sorte qu’elle s’exerce « dans un cadre légal, respectueux de l’environnement et de l’intérêt général ».
La question qui intéresse le plus les habitants reste celle de l’accès : dans un aménagement fait d’appartements haut de gamme, la plage restera-t-elle libre et gratuite pour tous ? Le reportage n’y répond pas.
Après les plages, la deuxième phase des opérations de libération du domaine public porte sur les emprises des voies revêtues de toutes les communes du Grand Lomé, du 2 au 20 novembre 2026. Après le départ des occupants, la plage avait aussi connu un regain d’insécurité, avant le renfort des forces de l’ordre.
Source : Télévision togolaise (TVT), journal de 20 heures du dimanche 1er novembre 2026, déclarations de Koamy Gomado, ministre délégué chargé du Développement local.