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Le vendredi 30 octobre 2026 restera une journée de terreur pour les parents d’un élève de l’EPP Dodomé. Aux environs de 11 heures, alors que les enfants quittaient l’école, un deux-roues a percuté de plein fouet un jeune garçon qui s’apprêtait à traverser l’axe Tokoin-Doumasséssé. Le choc, d’une extrême violence, a projeté l’enfant au sol.
Touché à la tête, l’écolier a immédiatement été pris en charge. Grâce à la réactivité de la directrice de l’établissement, qui n’a pas hésité à mobiliser son propre véhicule, il a été évacué en urgence au CHU Sylvanus Olympio. Les nouvelles, rassurantes ce samedi matin, indiquent que le pronostic vital de l’enfant n’est pas engagé, même s’il demeure sous surveillance médicale. Du côté des responsables de l’accident, le pilote de la moto s’en sort avec une clavicule brisée, tandis que son passager souffre de simples écorchures. Tous deux ont été soignés dans une clinique voisine.
Ce drame n’a rien d’un accident isolé à Tokoin-Doumasséssé. Il vient s’ajouter à une liste déjà trop longue d’incidents survenus sur ce tronçon depuis sa réfection. Le problème est structurel : la voie, qui assure la liaison entre la nationale n°1, le pavé Adéwi et Kizito, ne dispose d’aucun équipement de sécurité. Pas de feux de signalisation, pas de ralentisseurs, pas de passages piétons matérialisés.
Cette absence totale d’aménagement offre un boulevard aux conducteurs les plus imprudents. Or, le secteur est un pôle éducatif majeur de la commune. Chaque jour, des centaines d’élèves de l’EPP Dodomé, du collège et lycée de Doumasséssé, ainsi que de futurs architectes de l’EAMAU, empruntent cet axe à pied.
La situation s’est encore dégradée récemment. Suite au débordement du bassin de rétention du carrefour 3K, une déviation a été mise en place, détournant un flux de véhicules supplémentaires vers cette route déjà dangereuse.
L’indignation monte parmi les commerçants et les habitants du quartier, qui assistent, impuissants, à la répétition de ces scènes. « Les véhicules défilent à une allure folle alors qu’il y a des enfants partout. On se sent abandonnés face à ce danger », confie un mécanicien du secteur, selon le confrère Aux Nouvelles.
Pour tenter de limiter les dégâts, des agents de police viennent sporadiquement sécuriser la traversée des écoliers. Mais cette présence n’est ni systématique ni garantie. Le vendredi du drame, aucun agent n’était présent pour réguler la circulation.
Les populations locales interpellent désormais les autorités compétentes. Elles exigent l’installation immédiate de dos-d’âne, la mise en place d’une signalisation visible et, surtout, un dispositif permanent de sécurisation aux abords des établissements.
Une chose est sûre : si rien n’est fait rapidement, ce ne sera qu’une question de temps avant qu’un autre drame ne vienne endeuiller le quartier.