Depuis quelques jours, des rumeurs alarmantes circulent dans plusieurs localités du pays et sur les réseaux sociaux, évoquant une affaire de vol de sexe à la suite de contacts avec certaines personnes.
Face à cette psychose grandissante et aux actes de violence populaire qui en découlent, le ministre de la Sécurité, le Colonel Calixte Batossie MADJOULBA, a publié un communiqué ce samedi 11 juillet pour rassurer la population et appeler à la retenue.
Une enquête en cours, aucun élément objectif à ce stade
Selon les investigations menées par les services compétents, en collaboration avec les autorités sanitaires, aucun élément objectif ne permet à ce jour d’établir la réalité des faits tels qu’ils sont relayés. Le ministre tient à rassurer l’opinion publique : les vérifications se poursuivent, mais rien ne confirme ces allégations.

Malgré l’absence de preuves tangibles, ces rumeurs ont déjà provoqué des dégradations dans plusieurs quartiers. Leur propagation a créé un climat de peur et d’inquiétude, entraînant des actes de violence et de vindicte populaire à l’encontre de personnes injustement soupçonnées, compromettant ainsi l’ordre public.
Les auteurs d’actes violents seront poursuivis
Le ministre rappelle avec fermeté que nul n’est autorisé à se faire justice. Toute personne se livrant à des actes de violence, d’agression, de destruction de biens, de diffusion de fausses informations ou de trouble à l’ordre public s’expose à la rigueur de la loi.
Les forces de défense et de sécurité demeurent pleinement mobilisées pour garantir la protection des personnes et des biens, et préserver l’ordre public sur toute l’étendue du territoire national.
Un appel au calme et à la responsabilité
Le Colonel Calixte Batossie MADJOULBA appelle la population au calme, à la retenue et à la responsabilité. Il invite chacun à s’abstenir de relayer des informations non vérifiées et à signaler, sans délai, tout fait suspect aux services compétents.
Les citoyens sont invités à contacter gratuitement les numéros d’urgence suivants :
· 1014 (Centre national de commandement unifié)
· 117 ou 1244 (Police nationale)
· 172 (Gendarmerie nationale)
Ils peuvent également se rapprocher de l’unité de police ou de gendarmerie la plus proche pour permettre les vérifications et les investigations nécessaires.
Une menace pour la cohésion nationale
Ces rumeurs, bien que non fondées à ce jour, menacent la paix sociale et la cohésion nationale. Le ministre compte sur le civisme, la vigilance et le sens de responsabilité de tous pour préserver ces acquis essentiels. Il réaffirme la détermination des autorités à faire toute la lumière sur cette affaire et à garantir la sécurité de tous les Togolais.







