Un ressortissant togolais est actuellement jugé en Côte d’Ivoire pour des faits présumés de blanchiment de capitaux liés à la vente d’or. L’affaire, examinée fin avril 2026 au Pôle pénal économique et financier de Cocody à Abidjan, concerne une transaction estimée à plus de 2,5 millions FCFA.
Le prévenu, identifié comme Sangbanté Asanté, travaillait dans une société minière opérant dans la région de la Nawa, en Côte d’Ivoire. Selon les éléments présentés à l’audience, il aurait découvert environ 47 grammes d’or dans le cadre de ses fonctions, avant de les céder en dehors des circuits légaux.
C’est cette transaction, estimée à plus de 2,5 millions FCFA, qui a conduit à son interpellation par les forces de l’ordre. À la barre, l’accusé affirme ne pas avoir eu connaissance des règles encadrant la commercialisation de l’or. Il indique également que les fonds issus de la vente ont été saisis avant qu’il ne puisse en bénéficier.
Des positions divergentes entre accusation et défense
Le ministère public estime que les faits sont suffisamment établis pour qualifier l’infraction de blanchiment de capitaux. Selon le parquet, la mise en circulation de fonds issus d’une activité non autorisée constitue une infraction grave.
Le procureur a ainsi requis une peine de trois ans d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende de six millions FCFA. De son côté, la défense conteste cette qualification. L’avocat du prévenu évoque plutôt une infraction administrative liée à l’absence d’autorisation, et insiste sur l’absence d’intention frauduleuse.
Un verdict attendu en mai 2026
Les juges ont examiné les aspects techniques du dossier, notamment l’origine du métal et les conditions de sa commercialisation. À ce stade, aucune preuve formelle n’établit l’existence d’un réseau structuré de blanchiment, un élément qui pourrait peser dans la décision finale.
Placée en détention depuis septembre 2025, la personne mise en cause reste incarcérée au pôle pénitentiaire d’Abidjan. Le verdict de cette affaire est attendu le 21 mai 2026.










