Le Togo veut rendre son marché aérien plus attractif. À compter de ce lundi 24 août 2026, les frais liés aux permis d’exploitation des compagnies aériennes connaissent une baisse majeure, passant de 215 millions à 3,5 millions de FCFA.
Une mesure qui vise notamment à encourager l’arrivée de nouveaux transporteurs sur le marché togolais.
Un coût d’entrée fortement réduit
Cette réduction de près de 98 % doit permettre de diminuer les charges financières auxquelles sont confrontées les compagnies souhaitant s’installer au Togo ou y proposer des liaisons aériennes. Pour les autorités, l’objectif est de créer un environnement plus favorable au développement du transport aérien.

En abaissant le coût d’accès au marché, le pays cherche à intéresser aussi bien des opérateurs nationaux qu’étrangers. La mesure intervient dans un contexte où le secteur aérien togolais reste relativement concentré, malgré la présence de compagnies comme ASKY Airlines. L’arrivée de nouveaux acteurs pourrait contribuer à diversifier davantage l’offre disponible au départ et à destination de Lomé.
Plus de compagnies pour renforcer la connectivité
Au-delà de l’attractivité du marché, cette réforme poursuit un objectif plus large : améliorer la connectivité aérienne du Togo. L’arrivée de nouveaux transporteurs pourrait permettre de multiplier les destinations, d’augmenter la fréquence de certaines liaisons et de renforcer les échanges avec d’autres marchés.
Les autorités espèrent également que cette ouverture favorisera davantage de concurrence entre les opérateurs. À terme, une offre plus diversifiée pourrait bénéficier aux voyageurs, notamment à travers une plus grande variété de vols et des tarifs potentiellement plus compétitifs.
Avec cette forte réduction des frais d’exploitation, le Togo entend ainsi utiliser la politique tarifaire comme un levier pour attirer de nouveaux acteurs et renforcer la place de Lomé comme plateforme aérienne régionale.








