Le Togo séduit les investisseurs américains. Jeudi 21 mai 2026, le président du Conseil Faure Gnassingbé s’est entretenu à Lomé avec Florizelle Liser, présidente directrice générale du Corporate Council on Africa (CCA).
À l’issue de la rencontre, la responsable de la principale association d’affaires américaine sur le continent a été claire : le Togo est une « plateforme stratégique d’investissement pour la région ouest-africaine », un « hub naturel » aux atouts indéniables. Les discussions ont également porté sur le prochain sommet des affaires USA-Afrique, prévu en juillet à l’Ile Maurice.
Selon Florizelle Liser : « Nous considérons le Togo comme une plateforme stratégique d’investissement pour la région ouest-africaine. Le pays dispose de nombreux atouts qui lui donnent l’opportunité d’un hub naturel pour l’Afrique de l’Ouest. »
La vision positive de Florizelle Liser après des visites d’entreprises
La PDG du CCA ne s’est pas contentée de discours. Elle a effectué des visites d’entreprises américaines et togolaises installées dans le pays. Ces rencontres sur le terrain lui ont permis de se faire une idée concrète des opportunités d’investissement au Togo.
Sa conclusion est sans ambiguïté : le Togo a du potentiel. Les investisseurs américains présents à Lomé témoignent d’un environnement des affaires favorable. Les infrastructures (port, aéroport, zone franche) sont des atouts majeurs. La stabilité politique et la volonté réformatrice du gouvernement sont également saluées.
Le Togo, hub naturel pour l’Afrique de l’Ouest
L’expression est lourde de sens. Florizelle Liser parle d’un « hub naturel » pour l’Afrique de l’Ouest. Qu’est-ce que cela signifie ? Le Togo, par sa position géographique au cœur du golfe de Guinée, est un point de passage obligé entre le Nigeria, le Bénin, le Ghana, le Burkina Faso, le Niger et la Côte d’Ivoire. Son port en eau profonde est l’un des plus modernes de la région. Son aéroport international est bien desservi. Sa zone franche attire les investisseurs.
Pour les entreprises américaines qui veulent s’implanter en Afrique de l’Ouest, le Togo est une porte d’entrée stratégique.
Une attractivité renforcée par la dynamique régionale
Madame Florizelle Liser a particulièrement souligné que l’attractivité du Togo prend tout son sens lorsqu’il est intégré dans une dynamique économique régionale plus large. Autrement dit : le Togo n’est pas une île. Sa force, c’est d’être connecté à ses voisins (Bénin, Ghana, Burkina Faso, Niger, Nigeria). Les investisseurs américains qui s’installent à Lomé ne visent pas seulement le marché togolais (environ 9 millions d’habitants). Ils visent l’ensemble de l’espace CEDEAO (plus de 400 millions d’habitants).
Cette vision rejoint celle des autorités togolaises, qui misent sur une coopération renforcée avec les partenaires régionaux afin de stimuler la croissance et améliorer les conditions de vie des populations.
Le prochain sommet USA-Afrique à l’Ile Maurice
Les discussions ont également porté sur l’organisation du prochain Sommet des affaires USA-Afrique, prévu à l’Ile Maurice en juillet 2026. Ce sommet est un événement majeur pour les relations économiques entre les États-Unis et le continent africain.
La présence de Faure Gnassingbé à ce sommet (annoncée ou à confirmer) serait l’occasion de promouvoir davantage les atouts du Togo auprès de la communauté des investisseurs américains.
Le Corporate Council on Africa : qui sont-ils ?
Le Corporate Council on Africa (CCA) est la principale association d’affaires américaine regroupant à la fois des entreprises américaines et africaines qui investissent dans des secteurs clés de croissance à travers l’Afrique. Il s’agit d’un lobby influent, capable de mettre en relation les chefs d’État africains avec les plus grandes entreprises américaines (énergie, infrastructure, finance, santé, technologie).
L’avis favorable de sa PDG, Florizelle Liser, est donc un signal important envoyé à la communauté des investisseurs américains.
Le Togo, avec ses réformes récentes (exemption de visa pour les Africains, code des investissements attractif, digitalisation de l’administration), se positionne comme une destination de choix.











