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TOGO

Santé en danger : des centres de formation clandestins forment de faux professionnels au Togo

Raheem Geraldo Raheem Geraldo
21 août 2026 3 min de lecture
Centres de formation médicale non agréés au Togo : le SYNPHOT alerte sur leur prolifération

Former des professionnels de santé dans des conditions douteuses, c’est exposer directement des milliers de patients à des risques évitables. C’est le message d’alarme lancé par le Syndicat des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) qui appelle le gouvernement à agir sans délai contre la prolifération des centres et instituts de formation aux métiers de la santé.

Selon le syndicat, cette situation, qualifiée d’« alarmante », met en péril la sécurité des patients et la crédibilité du système de santé togolais.

Des centres de formation médicale non agréés qui fonctionnent dans l’ombre

Le secrétaire général du SYNPHOT, Dr Gilbert Tsolényanu, a dénoncé le fonctionnement clandestin de certaines de ces structures. Sans aucune garantie sur la qualité des enseignements dispensés, sans contrôle sur la compétence réelle des formateurs, ces centres délivrent des « diplômes » qui n’engagent que leurs auteurs.

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Une improvisation que le syndicat juge inacceptable, surtout dans un domaine où les erreurs se paient cher, parfois par des vies humaines. Derrière ces formations douteuses se profile un danger bien réel : des professionnels mal formés, susceptibles d’exercer ensuite dans de faux centres de santé ou des dispensaires, au contact direct des patients.

Une menace directe pour la santé publique

Le SYNPHOT voit dans cette prolifération une menace directe pour la santé publique. Des agents de santé formés à la va-vite, sans maîtrise des gestes techniques ni connaissance des règles d’hygiène et de déontologie, exposent les patients à des risques d’erreurs médicales, de mauvais diagnostics ou de contaminations.

Le syndicat appelle les ministères de la Santé et de l’Éducation nationale à intervenir sans délai pour assainir le secteur et mettre fin à cette situation dangereuse.

Sept écoles reconnues par l’État, largement suffisantes

Le SYNPHOT balaie par ailleurs l’argument selon lequel la fermeture de ces structures provoquerait une pénurie de personnel qualifié. Le syndicat rappelle que l’État dispose déjà de sept écoles de formation paramédicale dont les diplômes sont reconnus et agréés.

Ces établissements officiels, qui fonctionnent sous le contrôle des ministères compétents, sont en mesure de former les professionnels dont le pays a besoin, dans le respect des normes et des exigences de qualité.

Un appel à la responsabilité collective

Au-delà de la dénonciation, le SYNPHOT invite l’ensemble des acteurs du secteur à une prise de conscience collective. Les patients ont droit à des soins dispensés par des professionnels compétents et formés dans des conditions rigoureuses.

Les autorités sont désormais attendues sur le terrain. La fermeture des centres clandestins et le renforcement des contrôles sont des mesures urgentes pour protéger la santé des Togolais.

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