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Togo

Prothèses et orthèses : un projet de master lancé à Lomé pour l’Afrique francophone

Prothèses et orthèses : le CICR lance à Lomé le PERAF, un projet de master pour l'Afrique francophone. Ce que l'on sait déjà et ce qui reste à préciser.

Le ministre de la Santé, Jean-Marie Tessi, à la conférence régionale sur la réadaptation physique à Lomé, le 3 novembre 2026. Photo : ATOP

Prothèses et orthèses : le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a lancé à Lomé le Projet d’éducation en réadaptation pour l’Afrique francophone (PERAF), qui prévoit une formation de niveau master dans la capitale togolaise. Le lancement a lieu pendant une conférence régionale ouverte le mardi 3 novembre 2026. La région manque de spécialistes capables d’appareiller les personnes amputées ou à mobilité réduite.

La conférence, organisée par la délégation du CICR à Lomé jusqu’au vendredi 6 novembre, porte sur la réadaptation physique dans les systèmes de santé d’Afrique francophone, a rapporté l’Agence togolaise de presse (ATOP). Elle se tient sous les auspices des ministères chargés de la Santé, de l’Enseignement supérieur et des Solidarités. Experts, praticiens et centres orthopédiques de la sous-région y comparent leurs méthodes de prise en charge.

Prothèses et orthèses : un projet de master lancé à Lomé pour l'Afrique francophone
Le ministre de la Santé, Jean-Marie Tessi, à la conférence régionale sur la réadaptation physique à Lomé, le 3 novembre 2026. Photo : ATOP

Le PERAF, un master en prothèses et orthèses à Lomé

Une prothèse remplace un membre ou une partie du corps. Une orthèse soutient ou corrige un membre, comme une attelle ou un appareil de marche. Les fabriquer et les adapter à chaque patient demande une technique précise, et les spécialistes les mieux formés restent rares.

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Le PERAF veut répondre à ce manque en formant, à Lomé, des experts cliniciens et des enseignants qui transmettront à leur tour ces compétences. Le dispositif devait être mis en œuvre avec l’École nationale des auxiliaires médicaux de Lomé (ENAM) et l’organisation Human Study, pour une durée de cinq ans, selon le portail République togolaise en août.

Le choix de Lomé ne doit rien au hasard. La ville est déjà une référence : en 2025, le directeur du centre national d’appareillage du Mali expliquait au CICR que tous les orthoprothésistes maliens y avaient été formés, ce qui représentait un coût important pour son pays. Le CICR a alors présenté le nouveau centre de Bamako comme le deuxième pôle de formation d’Afrique francophone, après celui du Togo.

Ce que disent les ministres

Le ministre de la Santé, Jean-Marie Koffi Ewonoulé Tessi, a présenté la réadaptation physique comme « une exigence de santé publique, un impératif d’équité et un investissement dans le développement humain ». Il attend de la conférence des propositions réalistes et des feuilles de route nationales, avec des responsables identifiés et un suivi.

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Le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, Prof. Gado Tchangbedji, souhaite pour sa part que le PERAF ne se limite pas à former des compétences, mais qu’il bâtisse aussi des institutions. Pour le Togo, le projet est une occasion de consolider sa place de pôle régional dans cette spécialité.

Pourquoi la réadaptation physique compte

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit la réadaptation comme un ensemble d’interventions qui aident une personne à rester aussi indépendante que possible au quotidien : étudier, travailler, s’occuper de sa famille. Elle ne concerne pas seulement les personnes nées avec un handicap. Une blessure, une opération, une maladie ou l’âge peuvent aussi la rendre nécessaire.

Reste la question de l’effectif. Le CICR rappelle qu’un guide de l’OMS de 1990 fixait la norme à un orthoprothésiste pour 500 personnes handicapées. Le sujet rejoint celui du projet de loi sur les droits des personnes handicapées adopté en Conseil des ministres le 7 septembre 2026.

Ce que cela change pour les patients et les étudiants

Pour les patients, l’effet ne sera pas immédiat. Le projet promet « à terme » un meilleur accès à des services de qualité : il faudra d’abord former les premières promotions, puis attendre que ces spécialistes rejoignent les centres.

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Pour les étudiants et les professionnels, il faudra patienter aussi. Ni la date de rentrée, ni le nombre de places, ni les conditions d’admission n’ont été communiqués à ce stade. Ceux qui s’intéressent aux métiers de la santé peuvent suivre l’actualité de l’ENAM, dont nous détaillons les filières dans notre guide du concours.

Source : Agence togolaise de presse (ATOP), dépêche du 3 novembre 2026 ; République togolaise ; CICR.

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L'auteur La Rédaction

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