Le classement des pays africains utilisant le plus l’IA Claude vient de tomber, et les résultats révèlent des écarts importants sur le continent. Maurice caracole en tête, tandis que le Togo se positionne à la 15ᵉ place, devançant plusieurs pays de la sous-région. Un classement qui interroge sur l’adoption des technologies IA en Afrique de l’Ouest.
Maurice, Tunisie et Maroc en tête du classement africain
Selon les données publiées, Maurice arrive en tête avec un score de 1,24x, suivie de la Tunisie (1,14x) et du Maroc (0,76x). Le Kenya (0,43x) et l’Afrique du Sud (0,38x) complètent le top 5. Ces pays, disposant d’infrastructures numériques plus développées et d’un accès plus large à Internet, semblent adopter plus rapidement les outils d’intelligence artificielle.
La présence de Maurice en tête du classement s’explique par sa position de hub technologique et son économie fortement digitalisée. La Tunisie et le Maroc, de leur côté, bénéficient d’écosystèmes start-up dynamiques et de politiques publiques favorables à l’innovation.
Où se situe le Togo dans ce classement des pays africains utilisant le plus l’IA Claude ?
Avec un score de 0,17x, le Togo se classe à la 15ᵉ place sur 20 pays africains. Une position qui place le pays devant le Zimbabwe (0,15x), Madagascar (0,13x), la Zambie (0,11x), le Burkina Faso (0,10x) et l’Ouganda (0,09x).
Dans la sous-région ouest-africaine, le Togo se positionne derrière le Sénégal (10ᵉ, 0,27x), le Bénin (11ᵉ, 0,25x), la Côte d’Ivoire (13ᵉ, 0,23x) et le Nigeria (14ᵉ, 0,22x). Il devance toutefois le Burkina Faso (19ᵉ, 0,10x). Un classement mitigé qui reflète à la fois des avancées et des défis persistants.

Pourquoi ces écarts entre pays africains ?
Plusieurs facteurs expliquent ces disparités :
- Infrastructures numériques : l’accès à Internet et la qualité des réseaux restent inégaux sur le continent
- Coût des données : dans certains pays, l’accès mobile est encore trop cher pour une adoption massive
- Éducation et formation : les pays ayant investi dans la formation aux compétences numériques sont mieux positionnés
- Écosystème start-up : la présence de pôles d’innovation et d’incubateurs favorise l’adoption des nouvelles technologies
- Langue : la maîtrise de l’anglais ou du français peut faciliter l’utilisation d’outils comme Claude
Le Togo peut-il rattraper son retard ?
Le Togo dispose d’atouts pour progresser dans ce classement. Le pays a fait de la transformation numérique une priorité avec des initiatives comme le projet « Togo Digital » et le développement des services en ligne. La jeune population togolaise, connectée et curieuse, constitue un vivier de talents prêt à adopter ces nouvelles technologies.
Cependant, des efforts restent à faire en matière d’accès à Internet, notamment dans les zones rurales, et de formation aux compétences numériques. L’intelligence artificielle n’est pas encore pleinement intégrée dans les cursus scolaires et universitaires, ce qui limite son adoption par les jeunes générations.
Ce classement n’est pas une fatalité. Le Togo a les moyens de progresser et de rattraper son retard, à condition d’en faire une priorité nationale. L’intelligence artificielle n’est pas une option, c’est une nécessité pour rester compétitif dans un monde en pleine mutation numérique. Les Togolais, particulièrement les jeunes, sont prêts à embrasser ces technologies. Reste à leur donner les moyens d’y accéder.











