Ghana : L’opposition s’oppose à la destitution de la présidente de la Cour suprême

Le 5 mai, des milliers de partisans de l’opposition se sont mobilisés à Accra pour exprimer leur mécontentement face à la suspension de la présidente de la Cour suprême, Gertrude Araba Esaaba Torkornoo.

Cette décision, prise le mois précédent par le président John Dramani Mahama, a entraîné des accusations de manquement à la séparation des pouvoirs.

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À la tête de la protesta, Alexander Afenyo-Markin, le chef de l’opposition parlementaire, a ouvertement critiqué cette suspension, la qualifiant de « tyrannie déguisée en démocratie » et insinuant que Mahama entretenait un agenda caché en vue de briguer un troisième mandat en 2028.

Les manifestants soutiennent qu’un corps judiciaire contrôlé par la présidence pourrait compromettre l’indépendance judiciaire et la justice.

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Malgré le fait que la suspension de la présidente de la Cour suprême soit constitutionnellement prévue, l’opposition, représentée par quatre partis, s’est insurgée contre la façon dont elle a été mise en œuvre.

Justin Kodua Frimpong, secrétaire général du Nouveau parti patriotique (NPP), a dénoncé le fondement illégitime de la procédure, qualifiant les pétitions à l’origine de cette suspension de « frivoles et poreuses ». Les manifestants ont donc exigé la réintégration immédiate de Torkornoo et la cessation immédiate de l’enquête à son encontre, insistant sur l’importance de préserver l’intégrité du pouvoir judiciaire au Ghana.

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