La deuxième phase du Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA Resip) enregistre des avancées significatives. Porté par l’entreprise néerlandaise Boskalis depuis le 1er novembre 2025, le chantier affiche un rythme soutenu.
Sur les 22 épis de protection prévus le long du littoral, 21 sont déjà construits. Quatre ouvrages supplémentaires sont en cours de réalisation. Objectif : protéger les 55 kilomètres de côtes togolaises contre l’érosion, les inondations et la pollution.
21 épis sur 22 – un record d’exécution
Le chiffre parle de lui-même : 21 épis de protection sur 22 sont déjà opérationnels. Ces structures, sortes de brise-lames perpendiculaires à la côte, ont pour mission de :
- Ralentir l’érosion côtière qui grignote le littoral togolais
- Protéger les zones habitées et les infrastructures
- Stabiliser le trait de côte pour préserver les écosystèmes
Quatre ouvrages supplémentaires sont en cours de réalisation, avec une livraison attendue fin août 2026. Un rythme soutenu qui satisfait les partenaires techniques et financiers du projet.
750 000 m³ de bras morts comblés et 10 hectares reboisés
Dans la zone d’Adanhouso, près d’Aného, les travaux ont pris une dimension environnementale. Pas moins de 750 000 mètres cubes de bras morts ont été comblés pour restaurer la circulation naturelle de l’eau. Parallèlement, dix hectares de cocotiers ont été plantés pour :
- Fixer les sols et limiter l’érosion
- Restaurer les écosystèmes côtiers (mangroves, faune, flore)
- Créer une barrière naturelle contre les vents et les embruns
Le projet WACA Resip est cofinancé par plusieurs partenaires le gouvernement togolais, la Banque mondiale et Invest International (Pays-Bas) qui apporte un financement de 29,5 millions d’euros. Une mission de suivi conduite avec Invest International a permis d’évaluer l’avancement des travaux. Le verdict : satisfaisant.
Les 55 kilomètres de côtes togolaises sont vitaux pour l’économie et l’environnement du pays. Elles abritent :
- Le Port autonome de Lomé (hub stratégique pour l’Afrique de l’Ouest)
- Des zones résidentielles (Lomé, Aného, Kpémé, etc.)
- Des écosystèmes fragiles (mangroves, zones humides, sites de ponte des tortues marines)
- Des activités économiques (pêche artisanale, tourisme balnéaire, agriculture côtière)
L’érosion côtière, aggravée par le changement climatique et les activités humaines, menace tout cet équilibre. En construisant des épis et en restaurant les écosystèmes, le projet WACA Resip agit sur deux fronts : la protection physique et la résilience écologique.










