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TOGO

Togo : liberté provisoire pour les deux journalistes français et leur fixeur

Raheem Geraldo Raheem Geraldo
1 septembre 2026 3 min de lecture
Journalistes français arrêtés au Togo : la HARC clarifie sa position

C’est une nouvelle étape dans une affaire qui a tenu en haleine les observateurs togolais et français. Les deux journalistes français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, ainsi que leur fixeur togolais Komi Mawufemo Védomey, ont bénéficié d’une liberté provisoire ce 1ᵉʳ septembre 2026, sur décision du juge d’instruction chargé du dossier.

Après plusieurs semaines de détention, les trois membres de l’équipe de tournage retrouvent leur liberté, tout en restant concernés par la procédure judiciaire engagée à leur encontre.

Une arrestation fin juillet dans le nord du Togo

Les faits remontent au 27 juillet 2026. Les trois membres de l’équipe avaient été interpellés au marché de Matchatom, dans la préfecture de la Binah, alors qu’ils réalisaient un tournage pour le documentaire « Les Routes de l’Impossible », produit par la société française Tony Comiti Productions.

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Les autorités togolaises avaient notamment relevé l’utilisation d’un drone dont les caractéristiques n’auraient pas été préalablement déclarées, ainsi que des questions sur les autorisations administratives et les localités visitées.

Une procédure pour « fausses déclarations »

Présentés au procureur de la République le 17 août, les trois intéressés avaient été entendus en présence de leur avocat. Une information judiciaire avait été ouverte et ils avaient été inculpés pour « fausses déclarations », sur la base de l’article 680, 5° du nouveau Code pénal togolais, puis placés sous mandat de dépôt.

Le gouvernement togolais avait insisté sur un point : la procédure ne concernait ni le contenu du documentaire ni l’exercice de la liberté de la presse, mais les conditions administratives et réglementaires dans lesquelles le tournage aurait été effectué.

La liberté provisoire, un tournant dans la procédure

La décision de placer les trois prévenus en liberté provisoire marque un tournant. Elle relève du juge d’instruction, désormais chargé de poursuivre les investigations et de déterminer les suites judiciaires à donner au dossier.

Cette mesure ne signifie pas la fin de l’information judiciaire ni l’abandon des poursuites. Elle permet aux journalistes français et leur fixeur de retrouver leur liberté dans l’attente de la suite de la procédure.

Une affaire suivie de près

L’affaire avait pris une dimension particulière en raison de la nationalité des deux journalistes et de l’attention portée aux conditions d’exercice du journalisme au Togo.

La décision de liberté provisoire devrait désormais permettre à la procédure de se poursuivre dans un climat moins tendu, tandis que le juge d’instruction devra continuer à examiner les faits reprochés aux trois intéressés.

À ce stade, la décision de liberté provisoire ne préjuge ni de leur culpabilité ni de l’issue de la procédure. Le dossier reste ouvert, dans l’attente des conclusions de l’instruction.

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