La Ligue des Consommateurs du Togo (LCT) monte au créneau. Dans une déclaration rendue publique le 4 août 2026, l’organisation présidée par le Dr Emmanuel Sogadji dénonce deux décisions récentes du ministère de l’Éducation nationale : la suppression des congés de détente et les nouvelles modalités d’obtention des diplômes du Bac. La LCT réclame leur rétablissement et plaide pour une concertation inclusive sur les réformes du système éducatif.
La suppression des congés de détente dénoncée
La LCT s’insurge contre la suppression pure et simple des congés de détente dans le chronogramme de l’année scolaire en cours. « Cette décision, qui vient rayer d’un trait de plume une mesure pourtant judicieusement instaurée, suscite une vive inquiétude au sein de notre organisation et de toute la communauté éducative », écrit l’organisation.
Pour la LCT, les congés de détente ne sont pas un luxe mais une « pause pédagogique stratégique ». Ils préviennent le surmenage des élèves, réduisent l’épuisement des enseignants et permettent une meilleure assimilation des cours. « On ne peut prétendre rechercher la qualité de l’enseignement en imposant un rythme effréné qui nuit à la santé physique et mentale des enfants comme des enseignants », souligne la déclaration.

La question des duplicatas de diplômes
Deuxième sujet de discorde : l’annonce du ministre portant suppression de la légalisation des diplômes du Bac au profit de l’obligation d’obtenir un duplicata facturé désormais à 1 000 FCFA, contre 500 FCFA actuellement pour une légalisation.
La LCT estime que cette mesure a été prise de manière prématurée. « Le ministre aurait dû attendre que les systèmes de production de duplicatas soient pleinement opérationnels, modernisés et décentralisés avant de faire une telle déclaration », déplore l’organisation. Elle met en garde contre un « calvaire logistique et financier » pour les familles déjà éprouvées.
Un plaidoyer pour la suppression du Probatoire
La LCT profite de cette déclaration pour pointer ce qu’elle considère comme une priorité : la suppression de l’examen du BAC 1 (Probatoire), qualifié de « curiosité anachronique » et d’« anomalie unique dans l’espace UEMOA ». « Plutôt que d’agresser des acquis pédagogiques bénéfiques et d’imposer de nouvelles charges financières aux parents, le ministère ferait mieux de concentrer ses efforts sur l’élimination de ce doublon d’examen inutilement budgétivore », estime la LCT.
Des revendications claires
La LCT formule trois demandes :
- Le rétablissement immédiat des congés de détente dans le calendrier scolaire
- La suspension de la mesure sur les duplicatas de diplômes jusqu’à la décentralisation effective des services
- L’ouverture urgente d’une concertation inclusive réunissant gouvernement, syndicats d’enseignants, associations de parents d’élèves et société civile








