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TOGO

Fraudes au BAC II : un centre fermé et des enseignants suspendus

Raheem Geraldo Raheem Geraldo
23 septembre 2026 3 min de lecture
Sanctions de l'Office du Baccalauréat pour fraudes au Bac II 2026 au Togo

L’Office du Baccalauréat a tranché. Après le conseil de discipline tenu en août 2026, l’arrêté ministériel n° 1081/2026/MEN/MD-ESR/OBAC, signé le 18 septembre 2026, rend publiques les sanctions infligées aux auteurs de fraudes au Bac II 2026.

Le document, paraphé par Mama Omorou et le professeur Gado Tchangbedji, ne vise pas seulement les candidats : des encadrants et un établissement entier figurent parmi les cibles des mesures disciplinaires.

Tabligbo : un chef de centre et un surveillant écartés pour cinq ans

Le cas le plus lourd concerne le centre d’écrit IPG LA GRACE DE DIEU, à Tabligbo, où des irrégularités ont été constatées lors de l’examen anticipé de TBS, session 2026.

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Deux responsables de l’établissement ont été sanctionnés :

  • Agbanator Kokou M., professeur d’anglais et chef du centre d’écrit, est suspendu de toute activité liée au Bac II pendant cinq ans. Il lui est reproché d’avoir participé au traitement frauduleux des copies.
  • Yakobi Gbatsakpo, informaticien de l’institut employé comme surveillant de salle, écope de la même peine de cinq ans pour avoir facilité la fraude aux côtés du chef de centre.

L’établissement lui-même perd son agrément

La sanction ne s’arrête pas aux personnes. L’arrêté ministériel suspend le centre d’écrit IPG LA GRACE DE DIEU de toute activité liée au Baccalauréat deuxième partie. Le ministère justifie cette décision par le fait que l’établissement ne remplit plus les conditions de sécurité et d’exigence requises pour accueillir des épreuves nationales.

Les candidats qui composaient dans ce centre devront donc se tourner vers d’autres structures pour leurs prochaines sessions.

Documents cachés : une candidate perd tout

Parmi les candidats sanctionnés, Azameti Abra Edwige (n° de table 640, série G1) a vu son examen purement annulé. Inscrite au CRETFP Kpalimé mais ayant composé au Lycée Nyiveme, elle a été surprise avec des documents dissimulés dans son rabat. Ces papiers contenaient des informations liées à l’épreuve d’histoire-géographie. Son Bac II 2026 est invalidé.

Téléphone en salle : deux ans sans pouvoir se réinscrire

Deux autres candidats ont été exclus pour avoir utilisé un téléphone portable durant les épreuves. La sanction est double : annulation de l’examen et interdiction de se réinscrire jusqu’à la session 2028.

  • Lawson Avla Téyi Giovanni (n° de table 44353, série A4), du Lycée Gbodjomé, a été pris avec un portable caché dans son pantalon pendant l’épreuve d’anglais.
  • Yerima Abdou-Chakou (n° de table 29092, série D), du Complexe Scolaire La Référence, composait au CEG Agoè lorsqu’il a été surpris en train d’utiliser son téléphone lors de l’épreuve de physique-chimie.

Tolérance zéro : le message des autorités

En publiant ces sanctions, signées par le cabinet du Dr Ama Dzifa Gameti, les autorités éducatives togolaises réaffirment leur position : la fraude aux examens ne sera pas tolérée.

L’Office du Baccalauréat insiste sur sa mission de garantir l’équité entre tous les candidats et de protéger la valeur des diplômes togolais, tant sur le plan national qu’international. Chaque année, des milliers de jeunes jouent leur avenir sur ces épreuves. La crédibilité du Baccalauréat dépend donc directement de la rigueur avec laquelle les fraudes sont détectées et punies.

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