L’affaire des deux journalistes français arrêtés au Togo connaît un nouveau chapitre. Ce jeudi 3 septembre 2026, le Quai d’Orsay a annoncé que Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani , ainsi que leur collaborateur togolais Fred Vedomey , ont été autorisés à quitter le territoire togolais.
Les deux réalisateurs français avaient été arrêtés le 27 juillet dans le nord du Togo, où ils tournaient un épisode de l’émission « Les routes de l’impossible », diffusée sur France Télévisions.
Une liberté provisoire suivie d’une autorisation de départ
La mise en liberté provisoire des deux journalistes français arrêtés au Togo et de leur fixeur, accordée le 1er septembre par le juge d’instruction, a été suivie d’une autorisation de quitter le territoire pour les deux ressortissants français.

Selon le Quai d’Orsay, les deux hommes sont désormais libres de rentrer en France, où ils pourront suivre la suite de la procédure judiciaire depuis leur pays.
Une procédure pour « fausses déclarations »
Les deux journalistes-réalisateurs étaient poursuivis pour « fausses déclarations » . La justice togolaise leur reprochait, notamment, l’utilisation d’un drone dans le nord du pays, une région où la situation sécuritaire reste tendue en raison de l’état d’urgence.
L’enquête avait également porté sur les autorisations administratives dont disposait l’équipe et sur les localités visitées au cours du tournage, qui ne figuraient pas toutes dans le périmètre autorisé.
Fred Vedomey reste concerné par la procédure
Si les deux journalistes français ont été autorisés à quitter le Togo, leur collaborateur togolais, Fred Vedomey , reste concerné par la procédure judiciaire. Sa situation n’a pas été précisée dans l’annonce du Quai d’Orsay. Le fixeur togolais avait été inculpé des mêmes chefs que les deux Français et bénéficie également de la liberté provisoire.
Cette affaire, qui a duré plus d’un mois, avait pris une dimension diplomatique. La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot , avait multiplié les appels à la libération des deux ressortissants.
La décision de la justice togolaise d’accorder la liberté provisoire, puis l’autorisation de quitter le territoire, marque un apaisement dans ce dossier sensible.









