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TOGO

Affaire des journalistes français arrêtés au Togo : leur avocat brise le silence

Raheem Geraldo Raheem Geraldo
2 septembre 2026 3 min de lecture
Affaire des journalistes français arrêtés au Togo : leur avocat brise le silence

C’est une nouvelle qui marque un tournant dans cette affaire des journalistes français arrêtés au Togo. Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani , ainsi que leur fixeur togolais Fred Vedomey , sont libres. Ce dossier a tenu en haleine les observateurs des deux côtés de l’Atlantique.

Le mardi 1er septembre 2026, les autorités judiciaires togolaises ont accordé une mise en liberté provisoire aux trois membres de l’équipe de tournage. Ils avaient été incarcérés depuis plusieurs semaines à Lomé, après leur arrestation le 27 juillet dans le nord du Togo.

« Leur maintien en détention n’est plus nécessaire », selon leur avocat

L’un des avocats des prévenus s’est exprimé sur cette décision, confiant à RFI que le maintien en détention n’était « plus nécessaire pour la manifestation de la vérité » . Une formule qui traduit la position de la justice togolaise : la détention provisoire n’étant plus justifiée, les trois intéressés peuvent désormais suivre la procédure en liberté.

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Cette décision ne signifie pas la fin de l’instruction, ni l’abandon des poursuites. Elle permet simplement aux trois prévenus de recouvrer leur liberté dans l’attente de la suite du dossier.

Une arrestation qui avait fait grand bruit

Les deux journalistes-réalisateurs étaient venus au Togo dans le cadre du tournage d’un épisode de l’émission « Les routes de l’impossible » , une série documentaire diffusée sur France Télévisions. Ils avaient été arrêtés le 27 juillet 2026 au marché de Matchatom, dans la préfecture de la Binah, alors qu’ils menaient des activités de tournage avec leur collaborateur local, Fred Vedomey.

L’enquête avait mis en évidence plusieurs irrégularités : utilisation d’un drone non déclaré, autorisation de tournage limitée à certaines localités, et déplacement vers des zones sensibles non couvertes par l’autorisation.

Une procédure pour « fausses déclarations »

Présentés au procureur de la République le 17 août, les trois intéressés avaient été entendus en présence de leur avocat. Une information judiciaire avait été ouverte et ils avaient été inculpés pour « fausses déclarations » , sur la base de l’article 680, 5° du nouveau Code pénal togolais, puis placés sous mandat de dépôt.

Le gouvernement togolais avait insisté sur un point : la procédure ne concernait ni le contenu du documentaire ni l’exercice de la liberté de la presse, mais les conditions administratives et réglementaires dans lesquelles le tournage avait été effectué.

La mise en liberté provisoire ne clôt pas le dossier. Le juge d’instruction chargé de l’affaire poursuivra ses investigations, et les trois prévenus restent concernés par la procédure judiciaire. Mais cette décision marque un apaisement dans une affaire qui avait pris une dimension diplomatique, avec des appels à la libération émanant de la France et de Reporters sans frontières (RSF).

Pour l’heure, la justice togolaise a estimé que la détention n’était plus nécessaire. Les trois intéressés sont désormais libres, mais le dossier reste ouvert. L’instruction se poursuivra, et une éventuelle décision finale sera prise en temps utile par le juge d’instruction.

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