Le cabinet Henley & Partners a publié en mai le Global Investment Risk Index 2026, son classement mondial évaluant les risques et la résilience des économies pour les investisseurs internationaux. Une bonne nouvelle pour l’Afrique : le continent passe de 3 à 9 pays dans le Top 100 mondial. Le Togo, quant à lui, se positionne à la 124e place mondiale, soit une progression significative sur le continent.
Le classement 2026 intègre les répercussions des chocs économiques récents : ralentissement mondial, tensions géopolitiques, volatilité financière, pressions inflationnistes et risques climatiques. Un contexte difficile qui n’a pas empêché plusieurs économies africaines de progresser.
L’Afrique progresse, Maurice en tête du Global Investment Risk Index 2026
Sur le continent africain, Maurice reste l’économie la mieux classée, passant de la 83e place mondiale en 2025 à la 61e en 2026. Elle devance la Tanzanie (62e) et le Botswana (63e). Ces trois pays, les seuls africains présents dans le Top 100 en octobre 2025, sont désormais rejoints par les Seychelles (79e), le Cap-Vert (88e), la Namibie (90e), l’Afrique du Sud (95e), le Maroc (98e) et le Rwanda (100e).
Une progression remarquable qui témoigne des réformes engagées et de l’attractivité croissante du continent pour les investisseurs étrangers.
Où se situe le Togo ?
Le Togo occupe la 124e place mondiale avec un score de 52,82 points, selon les données du classement. Il se positionne devant des pays comme la Guinée (125e), le Cameroun (126e) ou le Sénégal (128e), mais derrière le Bénin (118e), le Gabon (109e) ou la Tunisie (111e).
Le pays partage plusieurs caractéristiques avec les économies africaines les mieux classées : une relative stabilité institutionnelle, une ouverture économique et une diversification progressive des revenus. Cependant, comme beaucoup de ses voisins, il reste pénalisé par la faiblesse des infrastructures, un endettement élevé et une vulnérabilité aux chocs extérieurs.
Les écarts de résilience économique persistent
Le classement repose sur plusieurs critères : stabilité macroéconomique, gouvernance, solidité financière, résilience climatique, attractivité des investissements et capacité d’adaptation face aux crises. Les économies africaines les mieux classées partagent une diversification accrue des revenus et une dépendance plus limitée aux matières premières.
À l’inverse, plusieurs grands marchés du continent, dont le Nigeria (147e), le Ghana (140e) ou l’Égypte (141e), restent pénalisés par l’inflation, les tensions sur le marché des changes, les défis sécuritaires ou la faiblesse des infrastructures.
Un contexte favorable aux investissements
Cette progression de l’Afrique dans le classement intervient dans un contexte où de nombreux pays du continent cherchent à attirer davantage d’investissements directs étrangers. L’objectif : soutenir l’industrialisation, le développement des infrastructures et la transition énergétique.
Les agences de notation et les investisseurs accordent une attention croissante à la capacité des États à renforcer leur résilience économique et institutionnelle face aux crises mondiales. Une dynamique dont le Togo, malgré sa position encore modeste, entend profiter pour améliorer son attractivité et son classement dans les années à venir.











