Dans la préfecture de Bas-Mono, l’état de la route Amegnran-Afagnan suscite des inquiétudes. Le Mouvement Martin Luther King réclame la réhabilitation urgente de l’axe.
Dans la préfecture de Bas-Mono, cette route continue d’alimenter les inquiétudes des populations. L’axe Amegnran-Afagnan-Agomé Glozou, véritable artère vitale de la région, est dans un état de dégradation qui pénalise au quotidien des milliers d’habitants.
Le Mouvement Martin Luther King (MMLK) a tiré la sonnette d’alarme dans un communiqué daté du 15 août 2026, dénonçant la détérioration de cette voie stratégique et réclamant une intervention rapide des autorités.

Une route essentielle pour l’agriculture et les soins
La préfecture de Bas-Mono est fortement tournée vers l’agriculture. Maïs, manioc, tomate, palmier à huile et riz figurent parmi les principales productions locales. Dans ce contexte, l’état des routes constitue un enjeu majeur pour l’acheminement des produits vers les marchés et la mobilité des populations.
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L’axe Amegnran-Afagnan-Agomé Glozou dessert également plusieurs localités de la préfecture. Il est notamment le principal accès à l’Hôpital Saint Jean de Dieu d’Afagnan, un établissement de référence pour toute la zone. La question de l’accessibilité de l’hôpital avait déjà été soulevée par le passé, des études ayant évoqué les difficultés rencontrées par les malades et les évacuations sanitaires en raison de l’état dégradé de la voie.
Un projet de réhabilitation de la route Amegnran-Afagnan déjà programmé
La réhabilitation de cet axe n’est pas une idée nouvelle. Dans le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2024-2026, le gouvernement a prévu l’aménagement et le bitumage de la route Anfoin-Afagnan-Agomé Glozou jusqu’à la frontière du Bénin, avec une bretelle vers Amegnran, pour un linéaire total de 38,6 km.
En 2024, un marché public a même été attribué pour le contrôle et la surveillance des travaux d’aménagement et de bitumage de l’axe. Pourtant, alors que la réhabilitation figure dans la programmation publique, sa mise en œuvre n’est pas encore effective. Un retard qui pèse lourd sur le quotidien des populations.
Le MMLK demande une action urgente
Face à cette situation, le Mouvement Martin Luther King revient à la charge. Dans son communiqué, l’organisation demande que la réhabilitation de l’axe soit classée « comme une priorité » et que les travaux démarrent avant la fin de 2026.
Le MMLK appelle également le gouvernement, les autorités compétentes et les élus locaux à agir pour « désenclaver cette zone et sécuriser l’accès aux soins et aux services de base ».
Pour les populations du Bas-Mono, l’enjeu est clair : une route en bon état, c’est la promesse d’un accès plus facile aux soins, d’un transport des récoltes moins coûteux et d’un désenclavement qui favorise le développement économique de toute la région.
Les autorités sont désormais attendues sur le terrain.









