Lorsque ce ne sont pas les élèves, ce sont les enseignants qui semblent penser au pire au Togo après un échec ! Un drame a failli se produire mercredi 8 juillet à Bassar, dans la région de la Kara. A.K, un enseignant volontaire à l’EPP Bangeli Centrale et à l’IEPP Bassar-Sud, a tenté de mettre fin à ses jours après avoir appris son échec au concours de recrutement des enseignants fonctionnaires du 18 avril 2026. Sauvé in extremis par un collègue, il est désormais pris en charge par les forces de l’ordre.
Une tentative de suicide évitée de justesse
Selon les informations recueillies, A.K a appris les résultats du concours qui le destinait à devenir enseignant fonctionnaire. L’annonce de son échec a provoqué un profond désespoir chez ce jeune enseignant, qui a alors tenté de se donner la mort.
C’est grâce à la vigilance de son collègue Kalanghou Kpabou Kokou que le drame a été évité. En alertant rapidement la direction et les autres enseignants, il a permis une intervention salvatrice. L’enseignant a été secouru et placé en sécurité, sous la protection des forces de l’ordre. Il bénéficie désormais d’une prise en charge adaptée.

Un appel à la solidarité et à la vigilance
Cet événement tragique met en lumière la pression psychologique à laquelle sont confrontés de nombreux enseignants volontaires au Togo. Après des années de service, parfois dans des conditions difficiles, l’espoir d’une titularisation peut s’avérer vital pour leur équilibre personnel et professionnel.
L’échec à un concours n’enlève rien à la valeur d’une personne. Chaque enseignant volontaire contribue, par son engagement quotidien, à l’éducation des générations futures.
En cas de détresse psychologique, les autorités appellent à ne pas rester seul : parler à un proche, à un responsable ou à un collègue peut sauver des vies. Des services sociaux sont également disponibles, et les numéros d’urgence comme le 117 restent accessibles pour toute situation critique.







