Atakpamé est devenue, le temps de trois jours, la capitale de l’éducation togolaise. Depuis ce jeudi 3 septembre, le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou , et l’ensemble des acteurs clés du système éducatif sont réunis pour une retraite-bilan de l’année scolaire 2025-2026 et la préparation de la rentrée 2026-2027.
Directeurs centraux et régionaux, partenaires techniques et financiers, syndicats d’enseignants, associations de parents d’élèves : tous sont mobilisés pour évaluer les actions menées et tracer les grandes orientations stratégiques de l’année à venir.
Des résultats encourageants et des défis à relever après l’année scolaire 2025-2026
L’année 2025-2026 a été marquée par plusieurs avancées structurelles majeures :

- 3 440 nouveaux enseignants fonctionnaires recrutés, dont 304 professeurs de Mathématiques et de Sciences Physiques et 101 FabManagers
- Des taux de réussite en hausse : 79,95 % au CEPD , 73,05 % au BAC 1 et 81,29 % au BAC 2
- Une réduction du gap entre les concours de recrutement à moins de 5 %, une rupture historique
Mais le ministre a également pointé un défi majeur : le BEPC , avec un taux de réussite de 56,14 %, reste « notre principal défi pédagogique ». Trois urgences ont également été identifiées : l’urgence infrastructurelle (abris provisoires, tables-bancs), l’urgence qualitative (recrutement ciblé en sciences) et l’urgence sociale (lutte contre les grossesses précoces).
Des réformes ambitieuses pour la rentrée 2026-2027
Le ministre a profité de cette tribune pour dévoiler plusieurs chantiers structurants qui marqueront la rentrée 2026-2027 :
Des Classes-Métiers dès le Cours Moyen : deux heures hebdomadaires animées par des professionnels, des visites d’entreprises et des semaines scientifiques pour éveiller les vocations.
La création de la Direction des Enseignements Privés (DEP) pour structurer et accompagner l’enseignement privé laïc et confessionnel.
Le renforcement des Collèges et Lycées Scientifiques , avec un maillage territorial équitable et l’intégration massive des jeunes filles dans les filières STEM.
L’accélération du déploiement des FabLabs Éducatifs et des Centres Régionaux d’Innovation Technologique (CRIT) , véritables mini-UNIPOD régionaux, pour former les apprenants à l’Intelligence Artificielle, à la robotique et à l’impression 3D.
L’institutionnalisation des passerelles entre le général, le technique et le supérieur, pour offrir des parcours sans impasse.
Un objectif clair : résorber le chômage des diplômés
« L’objectif ultime est unique et assumé : résorber le chômage des diplômés et former une génération d’innovateurs, de techniciens et de bâtisseurs », a martelé Mama Omorou.
Le ministre a tenu à situer cette démarche dans la vision portée par le président du Conseil, Faure Gnassingbé. « C’est sous Son leadership éclairé, Sa constance et Sa vision d’un Togo souverain par le savoir, que chaque réforme que nous évaluons aujourd’hui a été pensée, instruite et rendue possible », a-t-il déclaré.
Une école en pleine transformation
À l’issue des travaux, de nouvelles orientations pour le système éducatif togolais sont attendues. Une chose est sûre : l’école togolaise est en pleine transformation. Une transformation ambitieuse, qui mise sur l’innovation, l’équité et la souveraineté par le savoir.









