Depuis le début de l’année 2026, le système de surveillance épidémiologique du Togo constate une augmentation progressive des cas de dengue dans la région sanitaire du Grand-Lomé. Une évolution jugée préoccupante par les autorités sanitaires, qui appellent à une vigilance renforcée et à des mesures de précaution strictes.
La dengue est une infection virale transmise à l’être humain par la piqûre du moustique, dont la prolifération s’intensifie en saison des pluies. Contrairement à certaines croyances, la maladie ne se transmet pas directement d’une personne à une autre.
Des symptômes proches du paludisme
Les signes de la dengue ressemblent souvent à ceux du paludisme ou d’autres fièvres virales. Les patients présentent généralement :
- Une fièvre élevée
- Une fatigue intense
- Des maux de tête
- Des douleurs musculaires ou articulaires
- Des nausées et vomissements
Dans certains cas, des éruptions cutanées apparaissent. Ces symptômes peuvent être accompagnés de saignements, rendant la maladie plus dangereuse. Sans une prise en charge rapide et adaptée, la dengue peut évoluer vers des complications graves, voire entraîner le décès.
La réponse des autorités sanitaires face aux cas de Dengue
Face à cette recrudescence, le ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique, de la Couverture Sanitaire Universelle et des Assurances a renforcé son dispositif de lutte. Trois axes majeurs ont été définis :
- Intensification de la surveillance épidémiologique pour détecter et notifier rapidement les cas
- Gratuité de la prise en charge médicale pour les patients
- Campagnes de sensibilisation auprès de la population
Les mesures de prévention à adopter
Les autorités insistent sur l’importance des gestes préventifs pour se protéger et protéger les autres :
- Dormir sous des moustiquaires imprégnées d’insecticide
- Porter des vêtements couvrants (manches longues, pantalons)
- Utiliser des répulsifs cutanés
- Détruire les gîtes larvaires autour des habitations (eaux stagnantes, pneus usagés, récipients)
- Assainir régulièrement l’environnement
Ces gestes simples mais essentiels permettent de réduire la prolifération des moustiques et donc le risque de transmission.
Un appel à la responsabilité citoyenne
Jean-Marie Koffi Tessi, ministre de la Santé, souligne que la lutte contre la dengue ne peut réussir sans une mobilisation collective. Selon lui, la prévention repose sur l’engagement de chacun à appliquer les mesures recommandées.
« La recrudescence actuelle rappelle que la santé publique est une responsabilité partagée et que la discipline communautaire est la clé pour contenir la propagation », a-t-il déclaré.
Que faire en cas de suspicion ?
Toute suspicion de dengue doit conduire immédiatement à une consultation dans une formation sanitaire afin d’assurer une prise en charge rapide. La maladie peut être guérie si elle est détectée précocement, mais elle exige une vigilance constante.
Le ministère appelle chaque citoyenne et chaque citoyen à la responsabilité et à la discipline. La recrudescence des cas de dengue dans le Grand-Lomé constitue un signal d’alerte pour l’ensemble de la population. La vigilance, la discipline et la mobilisation collective sont les armes essentielles pour contenir cette menace et protéger la santé publique.







