Les forces de sécurité togolaises ont démantelé un réseau présumé d’escroquerie lié à QNET à Adétikopé, dans la périphérie de Lomé. L’intervention, menée le 27 mars 2026 par la gendarmerie, a permis de libérer 19 ressortissants étrangers retenus dans le quartier Kopégan.
Originaires du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée, ces victimes avaient été attirées au Togo par des promesses d’emplois lucratifs. Mais à leur arrivée, elles se sont retrouvées piégées dans un système opaque, sans ressources et coupées de leurs proches.
Un mécanisme d’arnaque basé sur des promesses alléchantes
Selon les premières investigations, le réseau fonctionnait à travers des annonces diffusées sur les réseaux sociaux, promettant des gains rapides et des opportunités financières attractives.
Cependant, pour intégrer le système, les recrues devaient verser entre 500 000 et 700 000 FCFA. Une fois engagées, elles étaient contraintes de recruter d’autres membres et de vendre des produits en ligne, dans un modèle assimilable à une chaîne pyramidale.
Des interpellations et une enquête en cours
Au total, 20 personnes ont été interpellées, dont deux mineurs. Un ressortissant guinéen, présenté comme un acteur clé du réseau au Togo, a été arrêté. Il aurait collaboré avec un complice basé au Burkina Faso, impliqué dans le transfert de certaines recrues.
Les 19 victimes secourues devraient être remises à leurs représentations diplomatiques pour faciliter leur retour dans leurs pays d’origine.
Un phénomène en recrudescence au Togo
Ce démantèlement intervient quelques semaines après une opération similaire menée par la police nationale, qui avait permis de libérer 12 personnes également retenues dans un réseau affilié à QNET. Face à la multiplication de ces pratiques frauduleuses, les autorités appellent à la vigilance, notamment vis-à-vis des offres d’emploi trop attractives circulant en ligne.
Cette nouvelle intervention illustre la détermination des forces de défense et de sécurité à lutter contre les réseaux d’escroquerie et de traite de personnes. Le message est clair : la prudence reste essentielle, surtout face aux opportunités professionnelles “trop belles pour être vraies”.









