C’est un départ brutal. Débo-K’mba Barandao a été relevé de ses fonctions de directeur général de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) ce mardi 2 juin 2026, selon des informations relayées par Gapola.
Nommé en 2022 pour redresser l’entreprise publique chargée de la distribution électrique sur tout le territoire, il quitte ses fonctions après quatre années marquées par des défis structurels et des tensions croissantes.
Ces derniers mois, les coupures de courant à répétition ont transformé le quotidien des ménages et des industries en véritable parcours du combattant. Artisans, PME et simples citoyens dénoncent :
- des délestages mal annoncés
- une maintenance jugée défaillante
- une production locale incapable de suivre la demande exponentielle
Mais la crise actuelle ne doit rien au hasard. La CEET repose massivement sur les importations d’électricité (via la Communauté Électrique du Bénin, mais aussi le Nigeria et le Ghana). Une panne à l’étranger ou une baisse de production chez un voisin suffit à faire vaciller tout le réseau togolais.
À ces difficultés d’approvisionnement s’ajoutent des plaies internes que quatre ans de mandat n’ont pas réussi à cicatriser.
Malgré des réformes engagées, dont le limogeage d’un haut responsable en 2025 lors d’une précédente vague de restructuration, les effets escomptés ne sont pas au rendez-vous.
Le départ de Barandao intervient alors que l’exécutif togolais a lancé, en début d’année 2026 , un vaste processus visant à moderniser la gouvernance de la CEET. Ce limogeage pourrait être le premier d’une série de changements au sein de l’entreprise publique.
Reste à savoir qui reprendra les rênes et deviendra le directeur général de la CEET, cette entreprise stratégique pour le pays, et quelles mesures seront prises pour redonner confiance aux consommateurs togolais.











