Les autorités togolaises ont lancé une alerte face à la montée préoccupante du niveau des eaux dans le bassin de la rivière Zio et dans plusieurs localités environnantes. La situation est jugée sérieuse par les services compétents, selon un communiqué du ministère de la Sécurité daté du 4 juin 2026.
D’après le colonel Calixte Batossie Madjoulba, ministre de la Sécurité, les dernières observations hydrologiques révèlent une évolution inquiétante du niveau des eaux dans plusieurs communes du Grand Lomé et ses environs.
Plusieurs communes concernées
Les zones identifiées comme particulièrement exposées sont notamment : Zio 1, Zio 2, Zio 3 et Zio 4. Avé 1. Agoè-Nyivé 2, Agoè-Nyivé 4 et Agoè-Nyivé 6. Golfe 1 et Golfe 6. Les relevés effectués sur les stations hydrométriques de Kati et de Kpédji, ainsi que sur la balise communautaire de Tovouganou à Togblékopé, confirment une hausse continue du niveau des eaux.
Risque d’inondations dans les prochains jours
Selon les autorités, cette situation pourrait s’aggraver avec les précipitations annoncées dans les prochains jours et semaines par les services météorologiques. Les risques d’inondations concernent notamment les habitations, les infrastructures publiques ainsi que les activités économiques situées dans les zones riveraines.
Appel à la vigilance et à la prévention
Face à cette menace, le gouvernement appelle à une vigilance accrue. Les acteurs de la gestion des risques sont invités à renforcer les dispositifs d’alerte précoce et à se tenir prêts à intervenir. Les populations vivant dans les zones à risque sont exhortées à surveiller les balises et échelles de niveau d’eau, éviter les activités à proximité des cours d’eau, protéger les personnes vulnérables (enfants, personnes âgées, femmes enceintes, personnes handicapées) et se préparer à d’éventuelles évacuations. Les numéros d’urgence 170, 1014 et 118 restent disponibles pour signaler toute situation critique.
Les autorités appellent au calme
Tout en appelant à la responsabilité collective, le ministère de la Sécurité invite les populations à éviter les rumeurs et à s’informer uniquement via les canaux officiels. La surveillance du bassin de la Zio se poursuit afin d’anticiper toute aggravation de la situation.










