Le canton d’Aflao-Sagbado est en deuil. Togbui Semekonawo IV, récemment intronisé à la tête du canton, est décédé dans la nuit du mercredi au jeudi 13 août 2026. Il avait été installé officiellement six jours plus tôt, le 7 août, mettant fin à près de dix années de vacance du trône.
Une intronisation après dix ans d’attente
La désignation de Togbui Attissogbui Dzogbenyi Semekonawo IV avait été entérinée en Conseil des ministres le 26 mai 2026, avant son installation officielle le 7 août. Cette intronisation marquait la fin d’une longue période d’incertitude pour le canton d’Aflao-Sagbado, dont le trône était vacant depuis le décès du précédent chef en 2017.
Cependant, son accession au trône n’avait pas fait l’unanimité. Une partie de la population contestait sa légitimité, estimant que selon les us et coutumes d’Aflao-Sagbado, un régent (Agbota) ne peut en aucun cas accéder au trône royal.

Le décès de Togbui Semekonawo IV qui relance l’incertitude
Les circonstances et la cause du décès n’ont, à ce stade, pas été officiellement précisées. Cette disparition brutale, survenue seulement six jours après son intronisation, relance l’incertitude autour de la chefferie traditionnelle d’Aflao-Sagbado.
Le défunt, dont l’âge était avancé, laisse derrière lui un canton une fois de plus orphelin de son chef. La question de la succession se pose désormais avec acuité, alors que les tensions autour de la légitimité du trône n’avaient pas complètement disparu.
Une chefferie sous tension
L’affaire de la chefferie d’Aflao-Sagbado est emblématique des tensions qui peuvent entourer les successions traditionnelles au Togo. Les règles coutumières, parfois sujettes à interprétation, peuvent donner lieu à des contestations qui fragilisent la cohésion des communautés.
La mort du chef canton d’Aflao-Sagbado plonge le canton dans une nouvelle période d’incertitude. Les autorités coutumières et administratives devront se pencher sur la question de la succession pour éviter que le trône ne reste vacant trop longtemps.








