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Vaccination animale 2026 au Togo : la dose coûte 100 FCFA pour un mouton ou une chèvre et 50 FCFA pour une volaille. Maladies visées et conseils aux éleveurs.

La campagne nationale de vaccination animale a été lancée le vendredi 30 octobre 2026 à Kara. Moutons, chèvres, volailles et bovins sont concernés, et l’État prend en charge l’essentiel du prix des doses : 100 FCFA pour un petit ruminant, 50 FCFA pour une volaille.
Le coup d’envoi a été donné dans la commune Kozah 1, selon l’Agence togolaise de presse (ATOP). La campagne est conduite par le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire (MAPRASA). Le financement et l’appui technique viennent du Projet de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), un programme soutenu par la Banque mondiale.
L’objectif affiché est clair : vacciner 70 % des animaux des espèces concernées, toutes confondues, pour faire reculer les grandes maladies qui déciment les troupeaux chaque année.

Pour pousser les éleveurs et les ménages à faire vacciner leurs bêtes, les doses sont fortement subventionnées. D’après l’ATOP :
Concrètement, un éleveur qui possède vingt chèvres paiera 2 000 FCFA pour tout son troupeau, contre 10 000 FCFA sans la subvention. Pour une basse-cour de cinquante poulets, la facture passe de 15 000 à 2 500 FCFA. Les tarifs des vaccins destinés aux bovins n’ont pas été détaillés lors du lancement.
La campagne cible plusieurs épizooties, c’est-à-dire des maladies qui frappent brutalement un grand nombre d’animaux dans une zone donnée :
Les deux dernières sont des zoonoses : elles passent de l’animal à l’être humain. Vacciner les bêtes protège donc aussi les familles qui vivent à leur contact.
Au Togo, l’élevage reste souvent une épargne sur pattes. Une chèvre ou quelques poulets se vendent quand il faut payer l’école, un soin ou une cérémonie. Une épidémie de PPR ou de Newcastle peut faire disparaître cette réserve en quelques jours. À 100 FCFA la dose, la vaccination coûte bien moins cher qu’un animal perdu.
Lors du lancement, le préfet de la Kozah, le colonel Faré Bonfo, a demandé aux éleveurs, aux chefs traditionnels, aux élus locaux et aux forces de sécurité de s’impliquer pour que la campagne atteigne son but. Le représentant du ministre en charge de l’Élevage a rappelé que le Togo vise l’éradication des grandes maladies animales d’ici 2030. Le directeur des ressources animales a, lui, insisté sur l’importance de la viande, du lait et des œufs pour la nutrition des Togolais.
La durée de la campagne et la liste des points de vaccination n’ont pas été communiquées par l’ATOP. Les éleveurs peuvent se renseigner auprès des services vétérinaires de leur préfecture ou de la direction régionale de l’élevage la plus proche.
Ce n’est pas une première. En mai 2025, le gouvernement avait déjà lancé à Sokodé une vaste campagne de vaccination du bétail, avec des doses à 100 FCFA pour la PPR et le charbon bactéridien. Quelques mois plus tard, le pays adoptait un plan national contre la peste des petits ruminants, l’une des maladies les plus coûteuses pour les éleveurs.
Le FSRP, qui finance la campagne de cette année, intervient aussi sur les semences, les engrais et le stockage. Le programme revendique plus de 500 000 bénéficiaires au Togo. Le pays reste pourtant loin de couvrir ses besoins : selon l’INSEED, les produits d’élevage ont rapporté 5 milliards FCFA à l’export sur les neuf premiers mois de 2025, mais le Togo en a importé pour bien plus. Des troupeaux en meilleure santé sont une des conditions pour réduire cet écart.
Le détail du lancement est à lire sur le site de l’Agence togolaise de presse.
Source : Agence togolaise de presse (ATOP), dépêche du 31 octobre 2026.