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La coopération entre la France et le Togo prend un nouveau tournant. Du 12 au 15 octobre 2026, Frédéric Cholé a effectué sa toute première visite officielle dans le pays. Sa mission : s’imprégner des réalités locales et poser les jalons de la prochaine grande étape de la coopération décentralisée.
Le représentant du Quai d’Orsay n’est pas venu les mains vides. Son agenda était chargé de rencontres de haut niveau. Il s’est entretenu avec le ministre de l’Administration territoriale, le ministre délégué chargé du Développement local, et le vice-président représentant le président de l’Assemblée nationale. Les échanges ont également impliqué le directeur général de l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales (ANFCT), des élus locaux et des représentants de la société civile.
Au-delà des salons ministériels, l’homme a tenu à descendre sur le terrain. Il s’est rendu dans les régions Centrale et des Plateaux, précisément à Blitta et Kpalimé, pour toucher du doigt les projets financés par la France.
À Blitta, il a échangé avec les acteurs engagés dans des partenariats avec la région Grand Est, en France, notamment avec l’opérateur GESCOD (Grand Est Solidarité Coopération et Développement). Dans la région des Plateaux, il a rencontré les maires et responsables territoriaux des neuf communes du Grand Kloto. Ces visites ont permis de mettre en lumière la diversité des coopérations existantes et d’identifier les besoins réels des populations.
La dimension humaine n’a pas été oubliée. Frédéric Cholé a consacré du temps aux acteurs de la société civile, ainsi qu’aux volontaires togolais et français. Ces derniers jouent un rôle clé dans la mise en œuvre des projets sur le terrain.
Pour la France, cette visite s’inscrit dans une dynamique plus large. Elle fait suite au déplacement de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, en avril 2026. Elle s’articule également autour du sommet Africa Forward, tenu à Nairobi en mai 2026. L’objectif est clair : renouveler le partenariat entre Paris et Lomé, en mettant l’accent sur le développement économique des territoires et la mobilisation de la diaspora.
Le point d’orgue de cette dynamique sera la tenue, à Paris en janvier 2027, des premières Assises de la coopération décentralisée franco-togolaise. Un événement fondateur qui doit ouvrir un nouveau chapitre dans les relations entre les communes des deux pays.
Le Togo bénéficie d’une belle reconnaissance dans ce domaine : en juillet 2026, il avait été désigné pays d’honneur lors des Rencontres de l’action internationale des collectivités territoriales (RAICT), organisées par Cités-Unies France.
Pour les habitants de Blitta, de Kpalimé ou de Lomé, cette coopération n’est pas une abstraction diplomatique. Elle se traduit par des projets concrets : accès à l’eau, infrastructures, formations ou appuis au développement local.
En préparant ces Assises de 2027, la France et le Togo cherchent à pérenniser ces acquis. L’enjeu sera de transformer les promesses de partenariats en améliorations tangibles du quotidien des populations. Les collectivités togolaises ont désormais une fenêtre d’opportunité pour faire entendre leurs besoins.