Six maires togolais s’apprêtent à prendre la direction de la France. Leur séjour est financé par l’ambassade de France au Togo et coordonné par la faîtière des communes du Togo, dans le cadre du programme d’appui à la gouvernance territoriale (PAGT).
La délégation rassemble Wélabalo Tchanda (Binah 2), Sikou Agba (Bassar 3), Essohanim Gnassingbé (Golfe 3), Douti Nanmoupa (Tone 3), Attah N’gissa (Mô 2) et Martin Anénou (Lacs 4). Des profils variés, issus de régions différentes, ce qui laisse entrevoir une volonté de représenter la diversité du territoire togolais.
Un programme tourné vers la coopération décentralisée
Le séjour ne se limite pas à des visites protocolaires. Les élus doivent échanger sur la gouvernance locale et le développement durable, dans le cadre de la coopération décentralisée. Ils auront aussi pour mission de valoriser leurs territoires, présenter leurs projets et chercher de nouveaux partenaires auprès des collectivités françaises.

Le programme prévoit des rencontres avec des intercommunalités, des réseaux français de coopération décentralisée et des acteurs de la diaspora. Autant de portes d’entrée possibles pour des financements, des jumelages ou des échanges techniques.
Le message du gouvernement aux maires togolais en mission
Le ministre de l’Administration territoriale, Hodabalo Awaté, a reçu les six maires avant leur départ. Il y voit une occasion de renforcer l’action internationale des communes togolaises.
« Je les ai exhortés à faire preuve de responsabilité, de dignité et de professionnalisme afin de tirer le meilleur parti de cette expérience au bénéfice de nos communes et de nos populations », a-t-il indiqué. Un rappel que l’enjeu dépasse le cadre individuel : c’est l’image et la crédibilité des communes togolaises qui se jouent à l’étranger.
Pourquoi cette mission compte pour les communes
Les collectivités togolaises disposent de budgets limités et de compétences vastes. La coopération décentralisée leur offre un levier souvent sous-exploité : accéder à des expertises, à des financements et à des réseaux sans passer uniquement par l’État central.
Pour des communes rurales comme Binah 2, Bassar 3, Tone 3, Mô 2 ou Lacs 4, un partenariat avec une collectivité française peut se traduire par des projets concrets : assainissement, éclairage public, formation, appui à l’agriculture locale.
L’enjeu final reste le quotidien des habitants. Si ces missions aboutissent à des accords durables, les populations pourraient bénéficier d’infrastructures, de services et de coopérations techniques.
Reste à transformer les rencontres en engagements concrets. Le retour de la délégation sera scruté : les communes togolaises ont besoin de partenariats qui durent, pas de simples échanges de bons procédés.







