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TOGO

Médicaments falsifiés : le Togo crée une arme pour protéger votre santé

Raheem Geraldo Raheem Geraldo
8 septembre 2026 3 min de lecture
Création de l'Agence nationale de régulation du médicament au Togo

Le Togo se dote d’une nouvelle arme pour protéger la santé de ses populations. Un décret adopté en Conseil des ministres le 7 septembre 2026 crée l’Agence nationale de régulation du médicament et autres produits de santé.

Cette structure autonome sera chargée de superviser, contrôler et réguler l’ensemble du marché pharmaceutique togolais, confronté à la prolifération de produits de qualité inférieure et falsifiés.

Pourquoi le Togo a besoin d’une agence nationale de régulation du médicament ?

Le secteur pharmaceutique togolais connaît une expansion rapide. Diversification des produits, multiplication des acteurs, développement des circuits d’approvisionnement : autant de dynamiques positives qui s’accompagnent cependant de risques croissants pour la santé publique.

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Selon le gouvernement, le système national de régulation reste confronté à des contraintes institutionnelles, techniques et opérationnelles qui limitent le contrôle de la qualité, l’inspection et la pharmacovigilance. À cela s’ajoute un fléau persistant : la circulation de médicaments falsifiés ou de qualité inférieure.

Un constat alarmant s’impose : en Afrique, 70 à 90 % des médicaments consommés sont importés, ce qui accroît la dépendance du continent et les risques liés aux circuits d’approvisionnement. Face à cette réalité, le Togo a choisi d’agir en renforçant son arsenal institutionnel.

Les missions concrètes de la future Agence

Que changera cette nouvelle structure pour les Togolais ? L’Agence nationale de régulation du médicament aura pour missions principales :

  • Le contrôle de la qualité des produits de santé commercialisés au Togo.
  • L’inspection pharmaceutique des établissements et des circuits de distribution.
  • La surveillance du marché pour détecter et retirer les produits dangereux.
  • La pharmacovigilance, c’est-à-dire la surveillance des effets indésirables des médicaments.
  • La lutte contre le marché illicite, où circulent des produits falsifiés qui menacent des milliers de vies.

L’agence contribuera également à une meilleure coordination entre les différents acteurs du secteur, du laboratoire à la pharmacie, en passant par les grossistes et les importateurs.

Un contexte de développement de la production locale

La création de cette agence intervient alors que le Togo accélère le développement de sa production pharmaceutique nationale. En avril 2025, l’entreprise FHC Médica a inauguré une unité de production de 7 000 m² à la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). Sa capacité annuelle est impressionnante : 750 millions de comprimés, 150 millions de gélules et 30 millions de sirops, destinés au marché togolais et à la sous-région.

Autre acteur clé, Do Pharma, fondée par le regretté Dr Guy Hermann Dovi-Akué à Avéta, dans la préfecture de Zio, est spécialisée dans la fabrication de solutés intraveineux (sérums glucosés, salés, ringer) ainsi que de solutions de paracétamol et de ciprofloxacine.

Selon Togo First, qui rapporte l’information, la nouvelle agence vise à créer un environnement favorable au développement de cette production nationale tout en garantissant aux populations un accès à des médicaments sûrs, efficaces et de qualité.

Au-delà de la simple régulation, le gouvernement entend ainsi consolider la gouvernance du secteur pharmaceutique et garantir une sécurité sanitaire durable pour l’ensemble des Togolais, qu’ils vivent à Lomé, à Kara, à Sokodé ou dans les zones rurales.

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