Le calme d’un dimanche matin a été brisé à Agoè-Légbassito par un drame qui a plongé tout un quartier dans l’émotion. Une mère de famille a rendu son dernier souffle après avoir assisté à une scène d’une violence inouïe : l’agression de sa fille pour le vol de sa moto.
Ce qui devait être un simple retour du travail s’est transformé en cauchemar pour cette jeune femme, et en tragédie pour toute sa famille.
5 heures du matin, l’heure des ombres
Les faits se sont produits aux alentours de 5 heures. Dans l’obscurité encore épaisse de cette fin de nuit, une jeune employée rentrait chez elle après sa garde. Elle était à moto, comme chaque jour.

Mais ce matin-là, elle n’était pas seule. Des individus l’avaient repérée, suivie, attendue. Au moment le plus opportun, ils sont passés à l’acte. Ils l’ont bousculée, brutalisée, avant de s’emparer de son deux-roues. Le cri de la jeune femme a traversé le silence. Un cri qui a réveillé sa mère.
Un geste de protection qui tourne au drame
Alertée par les hurlements de sa fille, la mère s’est précipitée dehors. Elle a vu ce qu’aucune mère ne devrait jamais voir : son enfant agressée, sa moto emportée par des inconnus dans la pénombre.
Le choc a été trop violent. Sous l’effet de l’émotion et de l’effroi, elle s’est effondrée. Ses proches ont tout tenté pour la sauver, la conduisant en urgence vers un centre de santé. Mais le chemin était trop long. La vie l’avait déjà quittée.
Des agresseurs insaisissables
Les auteurs de ce double drame ont disparu dans la nature, emportant avec eux la moto de la jeune femme, une Haojue immatriculée DT 0586. Leur nombre exact, leur identité, leurs visages : tout reste à découvrir.
Les autorités devraient ouvrir une enquête. Dans l’attente, la famille lance un appel désespéré à la population. Toute personne ayant vu cette moto ou ayant des informations est priée de contacter le +228 91 08 93 26. Une récompense est promise.
Agoè-Légbassito, un quartier qui tremble
Ce n’est pas la première fois qu’Agoè-Légbassito est frappé par l’insécurité. En février dernier, deux hommes armés de machettes y avaient été interpellés alors qu’ils préparaient un braquage. Les habitants vivent avec cette peur au ventre. Les motocyclistes, en particulier, sont des cibles privilégiées. Mais cette fois, c’est une famille entière qui est brisée.
Une mort absurde, une colère légitime
Une mère est morte parce qu’elle a voulu protéger sa fille. Une vie s’est éteinte sous le choc d’une violence gratuite. Les agresseurs, eux, courent toujours.
Les autorités sont attendues. La population aussi, pour faire preuve de solidarité et d’engagement. Parce que ces crimes ne doivent pas rester impunis. Et parce que chaque citoyen a le droit de rentrer chez lui sans craindre pour sa vie.








