La mairie de Golfe 2 vient de prendre une décision ferme pour protéger les populations de Lomé. Par un arrêté publié le 16 juin 2026, le Maire Kpadé Koffi Gbekandé ordonne aux occupants illégaux des emprises des lignes électriques à haute tension de libérer les lieux au plus tard le 24 juillet 2026.
Cette décision, bien que contraignante, répond à une urgence de sécurité publique. Les zones situées sous et à proximité des lignes à haute tension sont classées à haut risque, et leur occupation expose les résidents à des dangers mortels.
Une distance de protection de 52 mètres à respecter impérativement
L’arrêté précise qu’une distance de protection de 52 mètres doit être rigoureusement respectée de part et d’autre des ouvrages électriques. Aucune construction, installation précaire, activité commerciale ou toute autre forme d’occupation n’est autorisée dans ces zones.

Les risques sont multiples et bien documentés : expositions prolongées aux rayonnements électromagnétiques, électrocutions, ruptures de câbles, vétusté du réseau, sans oublier les incendies qui peuvent se déclencher en cas de court-circuit ou de chute d’un câble sous tension.
Pourquoi cette décision maintenant ?
La Commune du Golfe 2, comme d’autres zones de Lomé, a connu une urbanisation rapide et parfois anarchique ces dernières années. Des habitations, des boutiques et même des écoles ont été construites sous ou à proximité immédiate des lignes haute tension, mettant en danger des milliers de personnes.
Cet arrêté s’inscrit dans une dynamique plus large de sécurisation des infrastructures électriques au Togo. La Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) a régulièrement alerté sur les risques liés à l’occupation illégale des emprises, appelant les autorités à agir.
La mairie de Golfe 2 compte sur le sens de responsabilité et la pleine collaboration de chacun pour le respect de cette disposition d’intérêt public. Il s’agit, avant tout, de préserver la vie humaine et les biens. Les occupants concernés ont un mois pour se conformer à la mesure. Passé ce délai, des sanctions pourraient être appliquées aux contrevenants, conformément à la réglementation en vigueur.







