Le gouvernement togolais a autorisé le démarrage effectif de la 6ᵉ campagne de distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide. Lancée le 14 juillet prochain, cette opération s’inscrit dans la stratégie de lutte contre le paludisme, une maladie qui a encore causé près de 1 000 décès au Togo en 2024.
Une campagne de distribution de moustiquaires en deux phases pour couvrir tout le territoire
Organisée tous les trois ans conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cette édition 2026 se déroulera en deux phases :
- Phase 1 : du 14 au 18 juillet 2026, dans les régions des Savanes, Centrale, Plateaux et Maritime
- Phase 2 : du 26 au 30 juillet 2026, dans la région de la Kara et le Grand Lomé
Cette répartition progressive vise à assurer un déploiement efficace des équipes sur l’ensemble du territoire et à faciliter l’accès des ménages aux moustiquaires. Les populations concernées sont invitées à réserver un bon accueil aux agents distributeurs pour garantir le bon déroulement des opérations.

Un fléau qui touche encore des milliers de Togolais
Malgré les efforts déployés ces dernières années, le paludisme reste un défi majeur de santé publique au Togo. En 2024, le pays a enregistré 2,1 millions de cas et 993 décès liés à cette maladie, dont 70 % concernaient des enfants de moins de 5 ans. Ces chiffres rappellent l’urgence de maintenir et de renforcer les mesures de prévention.
La moustiquaire imprégnée d’insecticide reste l’un des outils les plus efficaces pour réduire les risques de transmission. Dormir sous une moustiquaire, c’est se protéger des piqûres de moustiques vecteurs du paludisme, particulièrement actifs la nuit.
Le vaccin vient renforcer le dispositif
Depuis l’année dernière, le Togo a introduit le vaccin contre le paludisme dans sa stratégie de lutte. Ce nouveau moyen de prévention vient compléter les mesures déjà existantes : distribution de moustiquaires, pulvérisation d’insecticides, et prise en charge rapide des cas.
Cette approche combinée vise à réduire significativement l’incidence de la maladie, en particulier chez les enfants, les femmes enceintes et les personnes vulnérables. Le gouvernement appelle les populations à s’approprier ces outils et à adopter les gestes qui sauvent.







