86 Togolais rapatriés de Libye – Revue du 7 avril 2026

86 Togolais rapatriés de Libye - Revue du 7 avril 2026
Homme Allié

86 Togolais rapatriés de Libye… et pourtant, d’autres continueront de tenter l’Europe. Pourquoi ? 738 salles de classe construites en seulement deux ans ! Bonjour chers internautes, heureuse de vous retrouver pour la revue du 7 avril 2026 sur Actu Lomé…

86 Togolais rapatriés de Libye

Ils avaient tout quitté pour rejoindre l’Europe. Ils se sont retrouvés piégés en Libye. Mercredi 2 avril, 86 Togolais ont atterri à Lomé — rapatriés, vivants, mais brisés. Et derrière ce chiffre, une question que personne ne pose vraiment : pourquoi nos compatriotes continuent-ils de prendre cette route malgré tout ?

Ce que ça veut dire concrètement
Ce rapatriement a été organisé par l’Organisation internationale pour les migrations — l’OIM — avec le soutien de l’Italie, dans le cadre du programme MPRR, qui signifie Protection, Retour et Réintégration des migrants. À leur arrivée à l’aéroport de Lomé, ces hommes et ces femmes ont reçu des kits de première nécessité. Les plus vulnérables ont bénéficié d’une assistance psychosociale et médicale. Ce n’est pas la première fois. En octobre 2024, ce sont 131 Togolais — dont 28 enfants — qui sont rentrés de Libye dans des conditions similaires. En septembre 2025, 23 autres revenaient d’Algérie. Ce sont donc des rapatriements réguliers, presque routiniers. Et c’est précisément cette régularité qui doit nous alerter.

La question qu’on se pose ici à Actu Lomé
On parle du retour. Mais on parle rarement du départ. Pourquoi ces Togolais ont-ils choisi de traverser le Sahara, de passer par la Libye — un pays en guerre, où des migrants africains sont vendus comme esclaves, où des femmes sont victimes de violences — pour tenter de rejoindre l’Europe ? La réponse est inconfortable mais nécessaire : parce que pour eux, ce risque extrême valait mieux que de rester. Ce n’est pas un manque d’information. Des campagnes de sensibilisation existent. L’OIM elle-même communique sur les dangers de cette route. Mais quand le quotidien ne laisse entrevoir aucune perspective, le danger lointain paraît moins effrayant que l’immobilisme certain. Ces 86 compatriotes ne sont pas des inconscients. Ce sont des gens qui ont fait un calcul tragique — et qui ont perdu.

Les implications pour les Togolais et l’Afrique de l’Ouest
Le vrai enjeu aujourd’hui, ce n’est pas le rapatriement. C’est la réintégration. Rentrer au Togo sans ressources, sans emploi, parfois marqué psychologiquement par des mois de violence et d’exploitation — c’est risquer de repartir. Des études sur les migrations en Afrique de l’Ouest montrent que sans programme de réinsertion solide, une partie des migrants rapatriés reprend la route dans les deux ans qui suivent leur retour. L’OIM a identifié les besoins de ces 86 personnes. Mais identifier ne suffit pas. Il faut des emplois, des formations, un accompagnement durable. Et surtout, il faut s’attaquer aux causes profondes : le chômage des jeunes, le manque de perspectives économiques, l’absence de voies légales de migration pour ceux qui veulent construire leur vie ailleurs.

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Ces 86 Togolais sont rentrés. C’est une bonne nouvelle. Mais tant que les conditions qui les ont poussés à partir n’auront pas changé, d’autres prendront la même route. Le défi qui se pose maintenant au Togo — et à toute l’Afrique de l’Ouest — c’est de construire un avenir assez solide pour que nos jeunes n’aient plus à risquer leur vie pour en trouver un ailleurs.

Plus de détails : https://actulome.com/86-migrants-togolais-pieges-en-libye-rapatries/

738 salles de classe construites en seulement deux ans au Togo !

Entre 2024 et 2025, le gouvernement togolais a construit 738 nouvelles salles de classe à travers les cinq régions du pays.
Les régions des Savanes, des Plateaux et de la Centrale figurent parmi les principales bénéficiaires de ces infrastructures.
L’objectif est clair : améliorer les conditions d’apprentissage, réduire les abris provisoires et favoriser de meilleurs résultats scolaires.
Et la dynamique continue, puisque 844 nouvelles salles sont prévues pour 2026, avec un investissement estimé à 8,3 milliards de francs CFA.
Une initiative qui s’inscrit dans une politique globale de modernisation du système éducatif.

Les salles sont construites et d’autres sont en chantier… mais sans entretien régulier, ces murs risquent de vite se détériorer. Alors, selon vous, le Togo pourra-t-il vraiment améliorer la qualité de l’éducation si l’entretien et la durabilité des infrastructures restent négligés ?

Plus de détails : https://actulome.com/togo-738-salles-de-classe-2024-et-2025/

356 nouveaux gendarmes viennent renforcer la sécurité au Togo !

La Gendarmerie nationale togolaise accueille une nouvelle vague de 356 recrues issues de la classe 2024.
Ces nouveaux agents ont prêté serment au tribunal de Kpalimé, marquant leur entrée officielle dans la carrière.
Formés au Centre national d’instruction et à l’École nationale de gendarmerie de Lomé, ils ont obtenu leur certificat d’aptitude avant leur intégration.
Leur mission : renforcer la sécurité, assurer le maintien de l’ordre et répondre aux défis sécuritaires actuels.
Leur déploiement vise notamment à améliorer la présence des forces de l’ordre dans les zones sensibles.

Plus de détails : https://actulome.com/356-nouvelles-recrues-pretent-serment-a-kpalime/

Qui a vraiment payé le jet privé de Himra ?

Le Stade Omnisports de Lomé a accueilli ce samedi 4 avril 2026 au rythme du rappeur ivoirien Himra, dans un concert organisé par le CDK Group Événementiel. À ses côtés sur la scène du Stade Omnisports : les Togolais Yaknour, Talakaka, Paki Chenzu et Black Manu, une programmation qui reflète la volonté de CDK Group de valoriser les talents locaux tout en offrant à Lomé un événement à dimension internationale. L’intégralité des recettes de l’événement doit être reversée à des causes sociales : éducation, santé, protection de l’enfance, réinsertion des ex-détenus.

Après son concert très attendu au stade omnisport de Lomé le 04 avril dernier, l’artiste ivoirien Himra a clarifié une polémique née sur les réseaux sociaux. Son arrivée en jet privé avait suscité de nombreuses interrogations sur un éventuel financement par des promoteurs togolais. Mais dans une déclaration, il affirme clairement avoir payé lui-même son déplacement. Aucun Togolais ne lui a payé son jet privé !

Cette précision intervient alors que le concert était présenté comme un événement à vocation sociale, destiné à soutenir plusieurs actions communautaires.

Malgré la polémique, la soirée reste marquée par une forte mobilisation du public et une ambiance réussie.

Plus de détails : https://actulome.com/togo-himra-clarifie-son-arrivee-en-jet-prive/

Fin de cette revue du 7 avril 2026… Merci de l’avoir suivie… Restez connectés à Actu Lomé et n’hésitez pas à nous contacter pour tout besoin de communication…

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