Ils avaient rêvé de l’Europe. Ils se sont retrouvés piégés en Libye. Mercredi 2 avril 2026, 86 migrants togolais ont regagné leur pays grâce à l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et de ses partenaires.
Ce retour a été rendu possible par le programme MPRR (Migrant Protection Return and Reintegration) et la Farnesina, le ministère italien des Affaires étrangères. À leur arrivée à l’aéroport de Lomé, ces hommes et ces femmes ont reçu des kits de première nécessité.
Les plus vulnérables ont bénéficié d’une assistance psychosociale et médicale, et leurs besoins ont été identifiés en vue d’une réinsertion sociale adaptée.
Ce rapatriement de migrants togolais n’est pas un cas isolé. En septembre 2025, 23 Togolais avaient volontairement regagné leur pays depuis l’Algérie. En octobre 2024, ils étaient 131 migrants, dont 28 enfants, à rentrer de Libye dans des conditions similaires.
Derrière ces chiffres, des trajectoires humaines brisées. Ces compatriotes avaient pris la route dans l’espoir d’atteindre l’Europe, ignorant souvent les périls du parcours migratoire. La Libye, passage obligé pour beaucoup, est devenue pour certains une impasse, faite de violence, d’exploitation et de désillusion.
Leur retour au pays est un soulagement. Leur réintégration durable, l’enjeu véritable.










