Nommée en février 2025 à la tête de la Société de Radio et Télévision du Bénin (SRTB), la Togolaise Angela Aquereburu Rabatel n’aura finalement passé qu’un an à la direction de l’audiovisuel public béninois. Son départ suscite interrogations et spéculations des deux côtés de la frontière.
Une nomination stratégique devenue éphémère
L’arrivée d’Angela Aquereburu à la tête de la SRTB avait marqué les esprits. Dans un secteur hautement stratégique, sa nomination était perçue comme un signal fort des autorités béninoises en faveur d’un renouveau de l’audiovisuel public.
Professionnelle reconnue et passionnée des médias, elle avait hérité d’une mission délicate : moderniser l’image et les contenus de la télévision et de la radio publiques, tout en renforçant leur compétitivité face à la concurrence numérique.
Des réformes contestées par le personnel
Dès sa prise de fonction, la directrice générale s’était attelée à réorganiser l’offre audiovisuelle, introduire de nouveaux formats de programmes et impulser un repositionnement éditorial et visuel des médias publics. Cette dynamique de réforme visait à adapter la SRTB aux nouvelles exigences du paysage médiatique.
Toutefois, ces changements se seraient heurtés à des tensions avec le personnel, certains dénonçant des méthodes jugées trop abruptes. Si les motifs exacts du départ d’Angela Aquereburu ne sont pas encore officiellement connus, plusieurs observateurs pointent du doigt ces difficultés sociales comme facteur déterminant.
Un nouveau tandem à la tête de l’audiovisuel béninois
Pour lui succéder, les autorités béninoises ont nommé Ogoutchina Koundé, ancien directeur général de la Radio Nationale, à la tête de la SRTB. Par ailleurs, Serge Ayaka, jusqu’ici directeur de la Radio Nationale, assure l’intérim à la direction de la Télévision Nationale.
Ce remaniement à la tête de l’audiovisuel public intervient alors que le Bénin poursuit sa réflexion sur la modernisation de ses médias d’État.











