Ferdinand Ayité et Isidore Kouwonou : Amnesty International demande l’annulation de leurs condamnations

Amnesty International exhorte les autorités togolaises à annuler la condamnation prononcée contre Ferdinand Ayité et Isidore Kouwonou. Les deux journalistes sont reconnus coupables d’outrages envers les représentants de l’autorité publique et de diffusion de fausses informations.

Le 15 mars 2023, le tribunal de première instance de Lomé les a condamnés à trois ans de prison ferme et à trois millions de francs CFA d’amende. Le jugement fait suite à des propos tenus par les deux journalistes dans une émission diffusée sur YouTube en novembre 2021. Ils y ont qualifié deux ministres du gouvernement togolais de « faux types, de voleurs, de corrompus, de détourneurs de l’argent du pays ».

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Amnesty International considère que ces peines retenues contre Ferdinand Ayité et Isidore Kouwonou portent atteinte à la liberté d’expression. L’organisation demande leur annulation immédiate.

Amnesty International souligne donc que les infractions d’outrage et de propos mensongers, s’ils sont caractérisés, ne devraient pas faire l’objet de peine de prison selon les principes du droit international des droits humains.

Amnesty International considère donc que cette lourde condamnation porte un coup terrible à la liberté d’expression, déjà fragilisée au Togo. La situation est d’autant plus préoccupante que les autorités togolaises ont lancé un mandat d’arrêt international contre les deux condamnés, qui étaient hors du pays au moment du procès.

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Amnesty International appelle donc les pays concernés par ce mandat d’arrêt à ne pas l’exécuter en raison du risque élevé de détention arbitraire.

Amnesty appelle les autorités togolaises à protéger la liberté d’expression et la liberté d’information, conformément à la constitution et aux instruments internationaux de protection des droits humains ratifiés par le Togo, en dépénalisant tous les délits d’opinion quel que soit leur moyen de diffusion.  L’organisation invite les autorités à réviser le code de la presse et la loi N° 2019-009 portant sur la sécurité́ intérieure, qui limitent les libertés d’expression et de presse sous certaines conditions afin de permettre aux journalistes d’exercer leur métier en toute sérénité

Fabien Offner, Chercheur au bureau d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et centrale

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