La décision historique du président du Conseil Faure Gnassingbé, prise le 18 mai 2026, d’exempter de visa tous les ressortissants africains continue de faire son chemin. Après le communiqué du ministre de la Sécurité, après les réactions contrastées, voici l’approbation officielle de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Reçu ce jeudi 21 mai 2026 par le président du Conseil, le secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, s’est félicité de cette initiative. Il l’a qualifiée de « très importante et très courageuse », estimant qu’elle devrait inspirer d’autres pays africains. « Il est aujourd’hui plus difficile pour un Africain de voyager à l’intérieur de l’Afrique que pour un Européen ou un Américain de voyager sur le continent africain », a-t-il rappelé.
Selon Wamkele Mene, secrétaire général de la ZLECAf : « L’annonce faite par Son Excellence Monsieur le Président du Conseil concernant le visa à l’arrivée pour tous les Africains est une décision très importante et très courageuse. Cela démontre le leadership du Président Faure Essozimna Gnassingbé sur les questions d’intégration. »
Une décision « très courageuse » qui démontre un leadership
Le secrétaire général de la ZLECAf n’a pas mâché ses mots. Pour lui, la décision togolaise est à la fois importante et courageuse. Importance parce qu’elle permet à tous les Africains d’entrer sur le territoire togolais avec simplement leur passeport, obtenant leur visa à l’arrivée. Courageuse parce que peu de pays africains ont osé franchir ce pas.
Wamkele Mene y voit une démonstration de leadership du président Faure Gnassingbé sur les questions d’intégration continentale.
Un exemple à suivre pour les autres pays africains
Le secrétaire général de la ZLECAf a également estimé que cette initiative devrait inspirer d’autres pays africains. Le constat est amer. Les restrictions de circulation demeurent l’un des principaux obstacles à l’intégration du continent.
La phrase de Wamkele Mene résume le paradoxe africain : « Il est aujourd’hui plus difficile pour un Africain de voyager à l’intérieur de l’Afrique que pour un Européen ou un Américain de voyager sur le continent africain ». Un constat que les chefs d’État africains entendent régulièrement, mais que peu ont eu le courage de traduire en actes. Le Togo, lui, l’a fait.
Un bilan positif pour Biashara Afrika 2026
Wamkele Mene a saisi l’occasion pour présenter au président du Conseil le rapport sur les activités et les résultats obtenus dans le cadre de la troisième édition de Biashara Africa. Il a exprimé sa gratitude aux autorités togolaises pour l’accueil et les facilités offertes afin d’assurer le succès de l’événement.
La troisième édition du forum d’affaires Biashara Afrika s’est tenue à Lomé du 18 au 20 mai 2026 sous le thème : « Stimuler la transformation économique de l’Afrique grâce à la ZLECAf ».
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Plus de 3 000 participants venus de 48 pays. Des chefs d’État, des ministres, des investisseurs, des entrepreneurs, des représentants d’institutions financières. L’événement a été marqué par plusieurs accords stratégiques et des échanges de haut niveau.
Le Togo, acteur majeur de l’intégration africaine
Cette édition de Biashara Afrika a renforcé le positionnement du Togo comme acteur majeur de l’intégration et du dialogue économique en Afrique. Lomé a prouvé sa capacité à organiser un événement continental de grande envergure. Les participants ont salué la qualité de l’accueil, la modernité des infrastructures, et la stabilité du pays.
La décision sur la libre circulation des Africains, annoncée en marge du forum, a été la cerise sur le gâteau. Elle a transformé un événement économique en un moment politique historique.
Wamkele Mene l’a dit : cette décision doit inspirer. D’autres pays africains devraient suivre l’exemple du Togo. L’intégration continentale se joue aussi à travers ces petites victoires quotidiennes : un visa supprimé, une frontière ouverte, un Africain qui peut enfin voyager sur son continent sans se sentir étranger chez lui.











