L’Université de Lomé franchit une nouvelle étape dans l’internationalisation de ses formations. Dès la rentrée d’octobre 2026, quatre nouvelles langues étrangères seront proposées aux étudiants : le portugais, le russe, le turc et le chinois, cette dernière étant déjà enseignée à l’Institut Confucius.
L’objectif est clair : aller au-delà du français et de l’anglais pour mieux préparer les jeunes Togolais aux exigences d’un marché du travail de plus en plus mondialisé.
Quatre nouvelles langues pour élargir les horizons
L’Université de Lomé entend ainsi diversifier son offre linguistique. Jusqu’à présent, l’enseignement des langues étrangères se limitait essentiellement au français et à l’anglais, avec quelques initiatives ponctuelles.

Avec l’ajout du portugais, du russe, du turc et du chinois, l’institution ouvre de nouvelles perspectives à ses étudiants. Ces langues correspondent à des zones géographiques et économiques stratégiques pour le Togo et l’Afrique de l’Ouest :
- Le portugais : langue officielle de plusieurs pays africains (Angola, Mozambique, Cap-Vert, Guinée-Bissau, São Tomé-et-Principe) et du Brésil, un partenaire commercial de plus en plus important.
- Le russe : langue d’un pays qui renforce sa présence économique et diplomatique en Afrique.
- Le turc : la Turquie multiplie les investissements sur le continent africain et développe ses échanges commerciaux avec le Togo.
- Le chinois : la Chine est déjà un partenaire économique majeur du Togo, et sa langue est un atout professionnel précieux.
Un contexte économique qui exige des compétences linguistiques
L’ouverture de ces nouvelles langues répond à un besoin concret. Les entreprises togolaises se tournent de plus en plus vers les marchés extérieurs, à la recherche de visibilité et de compétitivité.
Dans ce contexte, la maîtrise de langues étrangères devient un avantage concurrentiel décisif. Elle permet aux entreprises de communiquer avec des partenaires internationaux, de négocier des contrats et de développer des réseaux commerciaux au-delà des frontières nationales.
La pratique des langues étrangères reste peu développée au Togo. Pourtant, l’anglais est déjà une nécessité pour les échanges avec les voisins anglophones comme le Ghana et le Nigeria. L’ajout du portugais, du russe, du turc et du chinois vient élargir cet éventail.
Un atout pour l’employabilité des jeunes diplômés
Pour les étudiants de l’Université de Lomé, ces nouvelles formations constituent une opportunité précieuse. La maîtrise d’une ou plusieurs langues étrangères améliore considérablement l’employabilité sur le marché du travail local et international.
Les secteurs du commerce, du tourisme, de la diplomatie, de la logistique et des relations internationales sont particulièrement demandeurs de profils multilingues. Les organisations internationales présentes au Togo recherchent également des candidats capables de travailler dans plusieurs langues.
Au-delà de l’aspect professionnel, l’apprentissage de nouvelles langues ouvre aussi des perspectives culturelles et intellectuelles. Il permet de mieux comprendre d’autres sociétés, de développer une ouverture d’esprit et de renforcer les compétences interculturelles.
L’Université de Lomé se tourne vers l’international
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large d’internationalisation de l’Université de Lomé. L’institution multiplie les partenariats avec des universités étrangères, développe des programmes d’échange et cherche à attirer des étudiants internationaux.
L’ouverture de ces quatre nouvelles langues constitue une étape supplémentaire dans cette stratégie. Elle témoigne de la volonté de l’Université de Lomé de former des citoyens du monde, capables de s’adapter à un environnement globalisé et de contribuer au rayonnement du Togo à l’international.
Les modalités pratiques d’inscription et d’organisation des cours seront précisées dans les semaines à venir. Les étudiants intéressés sont invités à se rapprocher des services compétents de l’Université de Lomé pour obtenir plus d’informations.







