Togo : « Wassigno », un chef de gang qui terrorisait le quartier Bè, arrêté

Togo : « Wassigno », un chef de gang qui terrorisait le quartier Bè, arrêté
Homme Allié

Les forces de l’ordre ont porté un coup dur à la criminalité dans le quartier Bè et ses environs. Ce mercredi 4 mars 2026, vers 21h40, une opération ciblée menée dans le bas-fond du Collège Strebler a permis l’interpellation d’un individu particulièrement dangereux.

Il s’agit d’A. Kouassigno, alias « Wassigno », 32 ans, couturier-brodeur de formation. Derrière cette façade professionnelle se cachait en réalité le chef présumé d’un gang d’une dizaine de jeunes armés de couteaux, qui sèment la terreur dans le quartier depuis plusieurs mois.

Un pedigree criminel impressionnant

Le suspect, déjà connu des services de police comme repris de justice, cumule les chefs d’accusation :

  • Viol et pédophilie
  • Appartenance à un groupement de malfaiteurs
  • Agression
  • Coups et blessures volontaires avec utilisation d’armes blanches
  • Trafic présumé de stupéfiants

Un tableau de chasse qui en dit long sur la dangerosité de cet individu et de son réseau.

Une mineure de 13 ans parmi les victimes de Wassigno

Dès le lendemain de l’arrestation de « Wassigno », les parents d’une fille mineure âgée de 13 ans se sont présentés dans les locaux de la police pour déposer plainte contre lui. Leur fille aurait été violée par le mis en cause, un crime qui s’ajoute à la longue liste des exactions commises par le gang.

Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Votre inscription est confirmée.

Newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter pour suivre nos actualités.

Plusieurs autres plaintes sont également en cours d’enregistrement contre le suspect, dont certaines émanaient déjà des unités de police avant même son arrestation.

Le mode opératoire : terreur nocturne et violences gratuites

La méthode de « Wassigno » et de sa bande est désormais bien documentée par les enquêteurs. Le gang opère principalement la nuit, interceptant ses victimes dans les rues du quartier Bè et des environs.

Leur cible ? Tout le monde :

  • Des gens ordinaires qui rentrent chez eux à pied
  • Des automobilistes
  • Des motocyclistes

Sous la menace de couteaux, ils dépouillent leurs victimes. Mais le vol n’est pas leur seul objectif. Le gang n’hésite pas à blesser grièvement ceux qui opposent une résistance, et à violer les filles qui tombent entre leurs mains. La dernière agression recensée remonte au 1er mars 2026, où un certain ASSIONGBO Kodjo a subi de graves blessures au visage.

La peur des représailles paralyse les victimes

Si plusieurs plaintes ont été déposées, les enquêteurs soupçonnent que de nombreuses autres victimes n’osent pas franchir le pas. La peur des représailles, dans un quartier où le gang avait ses habitudes et ses repères, paralyse ceux qui ont croisé la route de « Wassigno ».

Un phénomène classique dans les affaires de criminalité organisée : la terreur imposée par les agresseurs dissuade les victimes de témoigner, ce qui permet aux criminels de continuer leurs exactions en toute impunité.

L’arrestation de « Wassigno » n’est qu’une première étape. La police poursuit ses investigations dans le but de démanteler totalement ce réseau criminel qui trouble la quiétude des populations de Bè et des environs. Dans son communiqué, la Police nationale réaffirme sa détermination à lutter contre toutes les formes de délinquance et de criminalité. Elle invite également la population à coopérer avec les forces de l’ordre.

Le suspect sera présenté au parquet dans les prochains jours. Les charges qui pèsent contre lui sont extrêmement lourdes. Entre le viol sur mineure, les violences aggravées, l’association de malfaiteurs et le trafic de stupéfiants, il encourt une peine pouvant aller jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité.

Rejoins notre chaîne WhatsApp