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TOGO

Forces étrangères au Togo : l’opposition tire la sonnette d’alarme

Raheem Geraldo Raheem Geraldo
21 juillet 2026 3 min de lecture
Forces étrangères au Togo : l'opposition tire la sonnette d'alarme

Une inquiétude qui monte au sein de l’opposition ! Au Togo, la présence de forces étrangères dans le cadre de la lutte contre les groupes armés terroristes suscite des interrogations grandissantes au sein de l’opposition.

Dans un communiqué conjoint publié ce lundi 20 juillet, plusieurs partis et mouvements politiques réclament davantage de transparence sur la coopération militaire et appellent à l’ouverture d’un débat public autour de cette question sécuritaire.

Quatre formations politiques ont signé ce texte : la DMK-Originale, la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP) , la Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP) et le front « Touche Pas à Ma Constitution » .

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Un état d’urgence et des partenariats multiples

Depuis 2021, le gouvernement togolais a instauré l’état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes, face à la menace terroriste qui gagne du terrain dans le Sahel et se rapproche des frontières togolaises. Dans ce contexte, Lomé a multiplié les partenariats militaires avec plusieurs pays, notamment la Turquie et la Russie. Ces coopérations se sont traduites par :

  • Des échanges militaires et des formations
  • Des visites officielles de responsables étrangers
  • L’arrivée d’équipements militaires
  • La présence présumée de personnels étrangers sur le territoire

L’opacité dénoncée par l’opposition

Ce qui inquiète les signataires du communiqué, c’est l’absence d’informations officielles sur ces dispositifs. Selon eux, aucune donnée précise n’est disponible sur :

  • Les effectifs des forces étrangères présentes
  • Leurs missions exactes
  • Leur statut juridique
  • Le commandement sous lequel elles interviennent

Le communiqué évoque notamment la présence présumée de militaires turcs, de forces spéciales africaines et de ressortissants russes, sans que les autorités n’aient communiqué de manière détaillée sur ces dispositifs.

Des interrogations légitimes

Les partis d’opposition énumèrent plusieurs questions qui, selon eux, appellent des réponses claires :

  • Ces forces participent-elles directement aux opérations militaires ?
  • Sous quel commandement interviennent-elles ?
  • Quelles garanties existent pour prévenir d’éventuelles violations des droits humains ?
  • Quel est le coût financier de ces coopérations pour les finances publiques ?

« Face à la gravité, à la sensibilité du sujet et au vu des nombreuses interrogations, nous sommes particulièrement préoccupés par l’opacité qui entoure ces décisions stratégiques et les dérives qui peuvent en découler », ont-ils écrit.

Des revendications claires

Au-delà des interrogations, les responsables de l’opposition formulent plusieurs revendications :

  1. L’organisation d’un débat public sur la présence de toute force militaire ou paramilitaire étrangère au Togo
  2. Des garanties selon lesquelles aucune force étrangère ne serait engagée dans des opérations de surveillance, d’intimidation, d’arrestation ou de répression de la population
  3. Une transparence totale sur les accords de coopération militaire

Un appel à la vigilance citoyenne

Les signataires lancent également un appel aux citoyens afin qu’ils demeurent vigilants tout en poursuivant leur coopération avec les Forces de défense et de sécurité dans la lutte contre l’extrémisme violent. Ils résument leur principale exigence en appelant à l’ouverture immédiate d’un débat public sur la présence de toute force militaire ou paramilitaire étrangère au Togo.

Alors que le Togo fait face à une menace terroriste réelle, la question de l’équilibre entre sécurité et transparence se pose avec acuité. Les autorités devront répondre à ces interrogations pour maintenir la confiance des citoyens et garantir une lutte efficace contre le terrorisme.

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