La commune de Zio 4 passe à l’action. Face à la multiplication des pratiques frauduleuses dans la fabrication du sodabi, le maire SEGO Etse Frank a signé le 23 février 2026 un arrêté municipal qui ne laisse aucune place au doute : la guerre est déclarée contre le sodabi frelaté.
Le texte est clair et sans appel : il interdit strictement la fabrication, la détention et la commercialisation de toute boisson locale impropre à la consommation, en particulier le sodabi issu de pratiques criminelles.
Les méthodes scandaleuses des fraudeurs
L’arrêté municipal s’appuie sur des « informations concordantes » qui révèlent des pratiques d’une gravité extrême. Les trafiquants n’hésitent pas à utiliser :
- De l’éthanol industriel mélangé à de l’eau pour produire du sodabi
- Des insecticides et pesticides sur les palmiers abattus pour éliminer insectes et chenilles
- Des substances toxiques qui contaminent le vin de palme destiné à la distillation
Des méthodes qui transforment une boisson traditionnelle en véritable poison.
Les risques pour les consommateurs de Sodabi frelaté
Les conséquences sanitaires de ces pratiques sont dramatiques. Selon l’arrêté, les consommateurs s’exposent à :
- Des intoxications graves
- Des lésions irréversibles
- La mort dans les cas les plus sévères
Au-delà de la santé publique, ces pratiques constituent également une menace sérieuse à l’ordre public.
Ce qui est désormais interdit dans Zio 4
L’article 1 de l’arrêté pose une interdiction formelle sur toute l’étendue du territoire communal. Il est désormais prohibé de :
- Fabriquer du sodabi à base d’éthanol industriel ou de toute substance non destinée à la consommation humaine
- Utiliser des produits chimiques sur les matières premières destinées à la production de boissons locales
- Détenir, transporter, stocker, distribuer ou commercialiser du sodabi frelaté
Pour que cette décision ne reste pas lettre morte, la mairie a prévu un dispositif de contrôle musclé. Les services municipaux travailleront main dans la main avec les forces de sécurité et es services techniques compétents (hygiène, santé, commerce).
Des contrôles réguliers et inopinés sont annoncés sur les sites de production, de stockage et de vente. Des prélèvements pourront être effectués pour analyses en laboratoire.
Les fraudeurs ne s’en sortiront pas avec un simple avertissement. L’arrêté prévoit des sanctions administratives immédiates :
- Saisie et destruction des produits incriminés
- Fermeture administrative temporaire ou définitive des établissements concernés
Mais ce n’est pas tout. Des poursuites pénales pourront être engagées pour :
- Mise en danger de la vie d’autrui
- Atteinte à la santé publique
- Fraude sur denrées alimentaires
Cette initiative de Zio 4 n’est pas isolée. Elle fait écho aux actions menées dans d’autres localités, notamment dans la région des Savanes où des milliers de litres de sodabi frelaté ont récemment été détruits. Une prise de conscience généralisée s’opère face à ce fléau.










