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TOGO

SOS Culture en danger : les artistes togolais annoncent des sit-in en octobre

Raheem Geraldo Raheem Geraldo
10 septembre 2026 3 min de lecture
SOS Culture en danger : les artistes togolais annoncent des sit-in en octobre

La Fédération Togolaise de Musique (FTM) hausse le ton. La plateforme, qui regroupe des artistes togolais, annonce une série d’actions, dont des sit-in prévus en octobre 2026.

Objectif : exiger des réponses concrètes des autorités face aux difficultés que traverse le secteur culturel. Après plusieurs années de démarches, de propositions et de compromis, les organisations professionnelles estiment que plusieurs engagements restent sans suite effective.

Les revendications des artistes togolais

Au centre des revendications figure le Fonds National de Promotion Culturelle (FNPC). La FTM demande son opérationnalisation immédiate et la mise en place effective des organes de gestion.

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La Plateforme réclame également :

  • La transparence sur les ressources publiques consacrées à la culture depuis 2022
  • Des explications sur l’utilisation des fonds durant les années sans appel à projets
  • Des avancées sur le BUTODRA
  • La rémunération pour copie privée
  • La réouverture des espaces culturels
  • L’adoption d’une véritable politique sectorielle de la musique

Les professionnels demandent aussi la fin du favoritisme dans l’accès aux opportunités publiques, la recomposition de certaines directions techniques du ministère de la Culture, la convocation des États généraux de la culture et des mesures urgentes en faveur de la protection sociale et des conditions de vie des artistes.

À ces revendications s’ajoute un appel à la démission du ministre chargé de la Culture, tenu pour responsable de l’absence de résultats et du non-respect de certains engagements.

Un précédent ignoré depuis février 2026

Cette mobilisation n’est pas une première. Le 24 février 2026, la FTM avait déjà organisé une assise sur le thème « SOS LA CULTURE EN DANGER ». À l’époque, le mouvement avait trouvé un écho jusqu’au plus haut sommet de l’État.

Le Président du Conseil avait alors donné instruction, en Conseil des ministres, pour qu’une solution soit trouvée dans les meilleurs délais. Or, selon la FTM, rien n’a bougé depuis. Cette immobilité, qui dure depuis des mois, est qualifiée par les artistes de « mépris ».

La FTM souligne également que tous les acquis dont bénéficie aujourd’hui le secteur artistique n’ont jamais été offerts, mais « bel et bien arrachés de haute lutte ». Un rappel des sacrifices consentis par les générations d’artistes qui ont précédé.

La Plateforme tient à clarifier le sens de son mouvement. Elle assure que cette mobilisation ne vise pas l’État, mais entend obtenir un dialogue institutionnel sérieux, des réponses écrites et précises, ainsi qu’un calendrier d’exécution. Les sit-in d’octobre devraient ainsi constituer un test important de la capacité des autorités togolaises à répondre aux attentes du monde culturel. La FTM regroupe 17 associations et corporations, ce qui témoigne de l’ampleur de la représentativité de cette mobilisation.

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