Au Togo, le gouvernement renforce la surveillance du secteur minier après une baisse de 6 % des recettes enregistrée en 2025. Le 7 avril 2026, les autorités ont annoncé une intensification des contrôles visant les sociétés minières, dans l’objectif d’améliorer la mobilisation des ressources et d’assurer une meilleure conformité aux normes.
Face à la baisse des performances du secteur, les services techniques du ministère des Mines prévoient d’augmenter significativement le nombre d’inspections. Au total, 52 sociétés minières seront contrôlées en 2026, contre seulement 19 lors des deux années précédentes.
La région Maritime concentrera la majorité des opérations avec 33 entreprises ciblées, suivie de la région de la Kara avec 6 sociétés. Ces inspections couvriront l’ensemble de la chaîne d’exploitation, notamment la production, le chiffre d’affaires, ainsi que les normes d’hygiène, de sécurité et de protection de l’environnement.
Un objectif de hausse des recettes
À travers cette stratégie, les autorités togolaises ambitionnent d’augmenter les recettes minières de 11 % d’ici la fin de l’année. Cet objectif repose sur l’efficacité des contrôles et sur la mise en conformité effective des entreprises du secteur.
Il s’agit d’aller au-delà des simples constats pour garantir une meilleure contribution du secteur minier aux finances publiques.
Un potentiel encore sous-exploité
Malgré ces difficultés, le potentiel minier du Togo reste important. Selon Initiative pour la transparence dans les industries extractives, le pays a produit en 2023 plus de 2,9 millions de tonnes de calcaire et 1,5 million de tonnes de phosphate.
Ces activités ont généré des revenus estimés à 119,4 milliards de FCFA. Toutefois, un écart persiste entre les ressources disponibles et les recettes effectivement collectées, ce qui justifie le renforcement des contrôles.










