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Sacrifices aux carrefours de Lomé : le MMLK interpelle les autorités

Abidé Panassa Abidé Panassa
12 octobre 2026 3 min de lecture
Sacrifices aux carrefours de Lomé : le MMLK interpelle les autorités

À Lomé et dans ses environs, les dépôts de paniers, de calebasses et d’autres objets utilisés lors de sacrifices traditionnels dans les carrefours et les ronds-points suscitent des préoccupations liées à la salubrité. Face à cette situation, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) appelle les autorités à prendre des mesures pour mettre fin à cette pratique sur les voies publiques.

Dans un communiqué publié le 11 octobre 2026, l’organisation propose également la création d’espaces adaptés à ces rituels.

Le MMLK alerte sur les dépôts sacrificiels dans les rues

Le phénomène est régulièrement observé dans plusieurs quartiers du Grand-Lomé. Après certains rituels traditionnels, des paniers, des calebasses, des aliments et des restes d’animaux sacrifiés sont laissés aux carrefours et sur les ronds-points.

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Dans son communiqué, le mouvement dirigé par le pasteur Edoh K. Komi dénonce les conséquences de ces dépôts sur la propreté des espaces publics. Il relève notamment que des animaux errants peuvent consommer une partie des aliments abandonnés, tandis que les restes et les autres déchets se décomposent sur place.

Pour le MMLK, cette situation soulève des questions d’hygiène et de protection de l’environnement. Elle affecterait également l’image du Grand-Lomé et les efforts engagés pour améliorer le cadre de vie des populations.

Traditions et salubrité : le mouvement appelle à un compromis

Le MMLK précise que sa démarche ne vise pas à contester les croyances traditionnelles ni la liberté de culte. Il estime néanmoins que les pratiques religieuses et coutumières doivent s’exercer dans le respect des règles d’hygiène et de la préservation des espaces communs. « La liberté de culte ne saurait se transformer en liberté de salir et de polluer l’espace public appartenant à tous », rappelle l’organisation dans sa déclaration. Le mouvement invite ainsi les différents acteurs à rechercher un équilibre entre le respect des traditions et la nécessité de maintenir un environnement propre et sain.

Le MMLK demande un arrêté et des espaces dédiés

Pour remédier à la situation, l’organisation sollicite l’intervention des autorités municipales, du District autonome du Grand-Lomé, du ministère chargé de l’Environnement et des chefs traditionnels. Elle leur demande de prendre un arrêté interdisant le dépôt d’objets sacrificiels sur les voies publiques. Le MMLK ne s’arrête toutefois pas à cette proposition d’interdiction.

Il préconise également l’aménagement de lieux discrets et encadrés, à identifier en concertation avec les autorités traditionnelles. Ces espaces permettraient aux personnes concernées de pratiquer leurs rituels sans laisser de dépôts sur les carrefours et les axes de circulation. Cette proposition vise à apporter une réponse concrète aux préoccupations liées à la salubrité, tout en tenant compte des pratiques coutumières et des libertés individuelles.

Les autorités appelées à se prononcer

En lançant cet appel, le MMLK souhaite voir émerger des mesures capables d’améliorer durablement la propreté des espaces publics dans le Grand-Lomé. « La spiritualité ne doit pas rimer avec saleté », insiste le mouvement. Reste à savoir quelle suite les autorités compétentes donneront à cette demande. Des concertations avec les responsables traditionnels et les autres acteurs concernés pourraient permettre d’examiner les solutions envisageables.

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