Malgré les appels répétés des autorités au calme, la rumeur de supposées « disparitions de sexe » continue d’alimenter la peur dans plusieurs quartiers de Lomé et d’autres localités du Togo. Depuis plusieurs jours, des attroupements se forment régulièrement autour de personnes accusées d’être à l’origine de ces prétendus faits, donnant lieu à des scènes de violence et de justice populaire.
Le gouvernement togolais, par la voix du ministre de la Protection civile, le colonel Calixte Batossie Madjoulba, avait pourtant mis en garde la population contre la propagation de ces informations non vérifiées. Il avait appelé les citoyens à ne pas céder à la panique ni à se faire justice eux-mêmes, tout en annonçant que les auteurs de violences ou de troubles à l’ordre public seraient interpellés.
Les interpellations commencent à se concrétiser
Les premières interpellations annoncées commencent désormais à se concrétiser. Deux affaires récentes, traitées par le poste de police de Cacavéli, illustrent la réponse des autorités :

- Le premier incident s’est produit aux abords de l’école La Source.
- Le second a été enregistré dans le secteur de Fan Milk à Agbalépédo.
Dans les deux cas, les personnes accusées ont été conduites au poste de police afin d’être entendues, tandis que les individus impliqués dans les violences ont également été interpellés. Ces suspects sont en instance d’être déférés devant le parquet afin de répondre de leurs actes.
Aucune disparition constatée
Selon les premiers constats effectués par les services compétents, aucune disparition d’organe n’a été constatée. L’un des plaignants, qui affirmait avoir perdu son sexe, a même été transféré à l’hôpital de Cacavéli pour des examens médicaux approfondis.
Les résultats n’ont révélé aucune anomalie. Son sexe était bien présent et ne présentait aucune atteinte particulière. Ces vérifications confortent les démentis déjà formulés par les autorités sanitaires et administratives.
La justice s’intéresse aux conséquences
Au-delà des rumeurs de disparitions de sexe elles-mêmes, la justice s’intéresse désormais aux conséquences qu’elles provoquent. Des personnes soupçonnées d’avoir participé aux actes de violence, aux troubles à l’ordre public et aux atteintes à l’honneur des citoyens injustement accusés sont arrêtées par la police togolaise.
Les autorités rappellent que la justice populaire est interdite et que toute infraction doit être signalée aux forces de l’ordre, qui sont seules habilitées à enquêter et à poursuivre les auteurs présumés.
Les recommandations des autorités
Face à cette situation, les autorités togolaises recommandent à la population de :
- Ne pas céder à la panique et ne pas propager d’informations non vérifiées.
- Signaler tout fait suspect aux forces de l’ordre plutôt que de se faire justice soi-même.
- Vérifier les sources des informations avant de les partager sur les réseaux sociaux.
- Refuser la violence et ne pas participer à des attroupements ou actes de justice populaire.
Le colonel Calixte Batossie Madjoulba, ministre de la Protection civile, a une nouvelle fois appelé les citoyens à la raison, soulignant que ces rumeurs, bien que persistantes, n’ont jamais été confirmées par les autorités sanitaires.







